Mini-interviews d’acteurs du réseau

Mini-interviews de participants des deux journées « Un urbanisme partagé – réseau de compétences solidaires » du 19 septembre 2015 et du 13 décembre 2014.  

LES INTERVIEWS DU 19 SEPTEMBRE 2015 

Brigitte CHARLOTEAUX
De l’amicale des locataires de la Croix Saint-Sylvère à Cergy (95)

 

Mathias BOURRISSOUX
De Arènes, Marseille (13)

 

David BODINIER et de Morgane COHEN 
De l’association Planning, la Villeneuve, Grenoble (38)

 

David Mateos ESCOBAR
De Un Centre-Ville pour Tous, Marseille (13)

Plus de vidéos à venir.

 

LES INTERVIEWS DU 13 DECEMBRE 2014 

réalisées par Christophe Lecapentier.

Sarah PIACENTINO (0’30)
Ile-de-France, membre de l’association APPUII 

 « On est au Palais de la Femme pour se rencontrer avec le réseau large d’APPUII, que ce soit des professionnels, des association d’habitants, des universitaires ou étudiants, pour discuter ensemble des compétences et des besoins qu’on peut rencontrer sur des situations urbaines un peu difficiles ou sur lesquelles on a envie de se mobiliser. »

 

Fatima MOSTEFAOUI (4’30)
Marseille, membre de la Coordination nationale Pas sans Nous (lien : http://passansnous.fr)

« Avec les politiques, on a besoin de faire toujours un rapport de force pour qu’ils puissent vraiment mettre en place la participation des habitants. »

« L’idée, c’est de donner un appui aux habitants qui ont besoin d’aide au niveau de la rénovation urbaine. »

« S’appuyer sur les associations pour pouvoir écrire le deuxième ANRU comme il faut, de la façon dont on le voit nous. »

 

Sylvain ADAM (4’35)
Ile-de-France, coordinateur de l’association APPUII

« L’idée, c’est d’avoir pas mal d’ateliers pour que les gens puissent s’exprimer directement. Le but, dans un premier temps, c’est de collecter ce que les gens ont à dire, qu’ils soient habitants de quartiers populaires, militants associatifs, professionnels qui réfléchissent sur leurs pratiques, universitaires ou autres. »

« Il y a des groupes d’habitants qui se sont mobilisés et qui ont trouvé des façons de faire, des façons de créer un rapport de force, des façons de trouver à un moment de l’expertise quand il en fallait. Il y en a qui sont à d’autres étapes. Rien que pour ça, cette mise en lien est bénéfique. »

« Aussi, ce que ça va montrer, c’est peut-être les besoins, les manques, les choses à construire ou les choses à aller chercher. »

 

David MULLER (7’30)
Evry, Réseau Santé Mentale, membre de l’Institut Renaudot (lien : http://www.institut-renaudot.fr)

« On considère que tout ce qui est environnement, architecture, urbanisme sont des déterminants pour une bonne santé. Participer à un réseau de compétences, c’est pouvoir rencontrer des gens d’horizons extrêmement différents et co-construire ensemble. »

« J’ai été président national des réseaux d’échange réciproque de savoirs : chacun est porteur d’un savoir, ce savoir est un bien commun et il peut être partagé par réciprocité. »

« Des vrais lieux de prise en compte des habitants au sens large, c’est pas si évident : c’est à favoriser. Toutes nos interrogations sur la l’implication citoyenne viennent du fait que les gens n’ont pas le sentiment de participer à cette société de demain, ils subissent plus qu’ils ne participent. »

« Dire quelle est la ressource que je peux apporter, mais aussi écouter les autres et voir comment on peut construire ensemble. »

 

Madani MARZUK (7’20)
Nîmes, Président de l’association AMIS – Association Mémoire en Images et en Sons (lien : http://assoamis.fr), membre de la CNL du Gard et de la Coordination nationale Pas sans Nous (lien : http://passansnous.fr)

« Je suis venu à cette rencontre à Paris parce que le thème m’intéressait : un urbanisme partagé, rencontrer des gens avec des expériences différentes, beaucoup autour de l’urbanisme. Comme il y a des projets de rénovation urbaine, je me disais que je pouvais trouver des gens intéressants et c’est bien le cas. « 

« Ces échanges d’expériences, ça permet d’avoir du recul et aussi de partager des stratégies, des modes d’action. »

« Ici, il y a des gens de Grenoble, il y a des gens d’un peu partout, c’est ça qui est intéressant : pouvoir décentraliser les actions et les événements. »

 

Daniel HEBERT (1’05)
Caen, Collectif associatif S3A (http://www.association-s3a.fr)

« Je suis intéressé depuis toujours par le droit à la parole des habitants, dans la rénovation des quartiers notamment. »

« Je suis ici pour voir comment on peut échanger sur des pratiques qui restent à construire, sur des sujets difficiles à aborder. »

« Ce travail qui est fait ici va alimenter notre réflexion et notre façon de faire. »

 

Sébastien ALLARY (7’05)
Montpellier, Justice pour le Petit-Bard (lien : http://justice-petitbard.over-blog.org)

« On a monté une permanence sociale pour les habitants du Petit-Bard qui est consacrée aux problèmes de logement, d’accès aux droits et on a en même temps un centre de ressources qui est consacré à la politique de la ville. Dans ce cadre-là on a des échanges avec les chercheurs, les enseignants de l’université de Montpellier. »

« L’intérêt de notre démarche, c’est de redonner au quartier, ou même à la communauté, son sens positif. »

« Ce serait bien que les sigles consacrés au social, ou à l’éducation, à l’emploi marchent, dans les quartiers. Mais ce n’est pas le cas, il y a que les ZSP [zones de sécurité prioritaires] qui marchent. »

« L’important c’est aussi ce que les gens veulent, c’est pas de leur imposer des choses sous prétexte de vouloir les éduquer. »

« Nous, on refuse le populisme contre les experts ou contre les chercheurs. Ce qu’on demande c’est que ça obéisse à la réalité du terrain. Je suis venu défendre aussi l’auto-expertise des habitants, comme on a pu le faire au Petit-Bard. »

 

Catherine LLORCA (1’00)
Saint-Ouen, association Echanges (lien : impassejuif93400.blogspot.fr)

« Je souhaite continuer à participer à la création d’un jardin partagé. Je souhaite vivre dans une ville où il y a des gens de toutes sortes, et aussi des espaces verts. »

« Je suis prête à donner du temps, mais je n’en ai pas beaucoup ! »

 

Caroline KRENC (4’20)
étudiante en architecture à Paris la Villette, projet à Saint-Denis

« On n’a pas forcément l’habitude à être confronter à des projets comme ça en tant qu’étudiants, donc c’est un enrichissement : apprendre d’autres projets et pouvoir les mettre en relation avec les enquêtes et les recherches qu’on mène à notre petit niveau. »

« C’est dur pour chacun de définir sa place : chacun a l’impression que la balle est dans le camp du voisin, alors qu’en réalité on a tous une clef en main. »

« Le fait d’être étudiante, c’est une aide très concrète sur le terrain : partir d’une discussion, de la proximité avec les gens pour élaborer un projet et de ne pas commencer sur des grands plans très complexes. »

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