Ressources citoyennes et co-expertise

CE QUE LA LOI PRÉVOIT

  • S’inscrire dans « une démarche de co-construction avec les habitants, les associations et les acteurs économiques » (Art 1 – Loi n° 2014-173 du 21 février 2014) ;
  • « La mise à disposition d’un lieu, qui pourra, pour les sites concernés par un projet de renouvellement urbain, être constitué par la Maison du projet » (Art 7 – Loi n° 2014-173 du 21 février 2014)

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CE QUE NOUS CONSTATONS (résultats enquête)

Enfin, la participation des habitants à la construction d’un projet de rénovation urbaine pose la question de la présence de collectifs capables de représenter leurs quartiers dans les instances de participation.

  • Les collectifs d’habitants ne sont pas toujours présents ou structurés dans ces quartiers, et les collectifs présents (amicales de locataires etc.) sont peu écoutés par les pouvoirs publics et les professionnels de la ville ;
  • Les dossiers de relogement sont traités au cas par cas et par la négociation directe avec les ménages concernés, contribuant ainsi à l’isolement de ces ménages face aux processus complexes de la rénovation ;
  • La plupart des collectifs d’habitants ne disposent pas de lieu spécifique pour leurs rencontres et les Maisons des projets prévues à cet effet n’ont ouvert que dans six sites sur trente-et-un.

Un professionnel :

« Aujourd’hui, les membres du Conseil citoyen se réunissent dans des lieux éloignés du quartier. Il n’y a pas de lieu. Ils peuvent mettre la pression pour se réunir dans le quartier : c’est dans la loi. »

Un professionnel :

« J’aurai bien aimé que l’ANRU finance des maisons du projet dès la phase protocole. Ce n’est pas le cas et les villes n’ont pas les moyens. Aujourd’hui, la maison du projet va nous manquer et le poste de chargé de communication/concertation n’est pas là. Oui, il y aura une maison du projet mais pas en phase protocole, en phase convention dans deux ans. »

CE QUE NOUS PROPOSONS

La création et la pérennité des collectifs d’habitants demandent un intense et permanent travail de mobilisation de la part des acteurs de terrain, habitants et professionnels. Ces derniers doivent être appuyés par des moyens matériels.

  • La mise à disposition par les villes de lieux pérennes, ouverts en permanence et à tous en vue de favoriser le travail des collectifs mobilisés, des Conseils citoyens, et de permettre l’émergence de nouveaux collectifs ;
  • L’ouverture des instances de participation comme les Conseils citoyens à l’ensemble des collectifs organisés ;
  • La formation de personnels, dans les quartiers, chargés d’impulser la réflexion et l’action collective.

Voir les autres points :
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