« On ne règle pas la colère sociale par le mensonge et la répression ! »

Entretien avec Sébastien Allary, Président du Collectif « On est là ! – Quartier Saint-Jacques », à Clermont-Ferrand. Suite à une action avec les gilets jaunes et les quartiers populaires, le 7 mars dernier, le député MODEM de Clermont-Ferrand, Michel Fanget, s’est livré à une étrange réaction, entre fébrilité et amalgames, voiture cassée et étranges magouilles répressives…

Sébastien ALLARY du collectif « On est là ! » est membre du Conseil d’Administration de APPUII, qui apporte, entre autres, son soutien aux habitants en prise avec des opérations de rénovation urbaine subies.

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APPUII : Peux tu présenter le collectif On est là ! ?

Notre collectif est né en 2014, suite à la dégradation sociale du quartier, des problèmes avec les administrateurs, la maison de quartier, les services sociaux, le bailleur social Logidome. Des jeunes dormaient dans des caves. Des habitants éprouvaient des difficultés à obtenir des salles pour les activités culturelles. Des problèmes de titres de séjour aussi. Tout cela a donné l’idée du nom. Le bailleur social envisageait de faire travailler des vigiles sur le quartier. Nous avons d’abord réussi à modifier leur projet en mode médiation et par l’embauche de personnes du quartier. Nous avons obtenu quelques relogements.

Notre collectif conduit un travail de médiation sociale, d’accès aux droits. Il soutient les projets individuels ou collectifs des habitants. Il mise sur la médiation, la participation, l’éducation populaire, les ressources des habitants. Depuis, 2014, il met en place des évènements pour valoriser les cultures présentes au quartier Saint-Jacques comme pour favoriser le lien social, la citoyenneté, la transmission des valeurs d’ouverture, d’échange, de respect et de tolérance. Porteur d’une mémoire de l’immigration et des quartiers populaires, On est là ! revendique sa filiation au Hip Hop comme à la Marche pour l’égalité de 1983. Il s’inscrit dans des réseaux d’associations partageant les même valeurs et faisant de la culture un vecteur de mobilisation citoyenne, sur la culture. Nous assumons nos positions sur les violences policières, la rénovation urbaine, le mal-logement, contre le racisme, contre les injustices sociales, contre l’extrême droite, sans concession et en toute autonomie.

APPUII : Dans un post du 9 mars sur Facebook, le député Michel Fanget accuse votre collectif d’avoir perturbé le « grand débat « , dans le quartier Saint-Jacques à Clermont-Ferrand. Que s’est-il réellement passé et pourquoi avoir fait cela ?

Notre collectif a pris contact avec les gilets jaunes qui, comme nous, portent des revendications de justice sociale, mettent en avant l’inquiétude sur comment remplir le frigo, honorer ses factures, assurer le meilleur avenir à ses enfants, en terme d’écologie, de services publics, aussi. Sur comment faire évoluer la démocratie. Des habitants des quartiers populaires participent à ce mouvement. Nous partageons aussi le constat que les violences policières sont érigées en système de contrôle politique et social. De même que les mensonges de l’état, des élites, des médias dominant, qui n’ont pas tardés à enfermer les gilets jaunes dans la caricature de sauvages d’extrême droite. Il était donc intéressant d’organiser un moment de rencontre entre des habitants du quartier et les gilets jaunes. Or, pour des raisons de clientélisme politique, notre association est privée de salle.

Ensuite, l’organisation de ce pseudo « grand débat » avait lieu au moment où les habitants du quartier se font carotter par une rénovation urbaine sur laquelle ils ne sont pas réellement concertés, alors que justement beaucoup d’entre eux voient leur quittance de loyer augmenter, tant à cause des relogements que du choix du bailleur social (Logidome) de comprimer au maximum les locataires, tout en percevant des crédits et des dédommagements de l’Etat (via l’ANRU, l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine ). Bon bref, dans ce contexte où la politique de la ville soutenue par tous les élus écarte de la concertation les habitants, favorise les associations de clients au détriment des associations d’habitants, nous voulions dénoncer l’hypocrisie de ce « grand débat » soi-disant consacré à « la démocratie et à la citoyenneté », de ce type de réunions publiques même. La démocratie, c’est un exercice au long cours, c’est la reconnaissance du pluralisme des habitants et de leur forme d’intervention dans la vie sociale, la vie citoyenne. La démocratie, c’est le respect de tout le monde, y compris les modestes, C’est fin de la répression contre celles et ceux qui défendent leurs droits (de plus en plus de Gilets Jaunes exigent une amnistie).

En terme de « pseudo-démocratie », cette réunion a dépassé notre inquiétude. Ça s’est vite transformé en cours d’école, comme si les citoyens des classes populaires ou des quartiers, quand ils se rendent a une réunion avec leur député, ne pouvaient y assister que comme des élèves. On nous a sorti un powerpoint, une économiste, incarnation politicienne de l’Europe libérale (Mireille Lacombe politicienne recyclée comme présidente régionale de France-Algérie), des questions du type «  quel est ton élu préféré : le maire, le député, le conseiller départemental ? »… Une deuxième partie de la réunion était cash consacrée aux élections européennes. Alors que nous sommes en pleine crise sociale, en plein mouvement social, que les gens ont des choses à dire, à s’exprimer sur leur quotidien. On voulait les amuser, les infantiliser. Cela fait penser au jeu de lego, utilisé par les acteurs de la rénovation urbaine comme prétexte à la concertation

En fait, RIC, considération du vote blanc, ou non, les gilets jaunes remettent en cause la démocratie représentative, non pas comme élément démocratique, mais comme une bulle dans laquelle s’est enfermée, un milieu, un microcosme coupé de la vie réelle. La constitution date de 1958. Les gens vont désormais à l’école jusqu’au moins 16 ans, utilisent les réseaux sociaux, voyagent. Que ce soit par rapport aux élus ou aux « corps intermédiaires », le mouvement des Gilets Jaunes a mis le doigt sur cette crise de la représentativité.

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APPUII : Comment s’est déroulé la réunion ?

L’habitude est pour les associations du quartier d’assister docilement aux réunions convoquées par les élus. De peur de se faire mal voir, de se voir remis en cause une subvention, une facilité. Il vaut mieux des associations sûres (« de confiance ») subventionnées, quitte à ce que certaines ne fassent rien, plutôt que de soutenir des actions d’associations « incontrôlables », même si elles touchent des gens. La docilité, l’utilité politique est plus importante que l’utilité culturelle ou sociale. Ce constat ne vaut pas que pour notre collectif. Malgré tous les acteurs présents au quartier, il n’existe pas de véritable soutien à la vie associative, à l’éducation populaire. En dehors des clubs de sport, celle-ci peine à se renouveler, alors que des envies, des besoins, des idées existent. Bref, aujourd’hui, c’est plutôt en mode contrôle politique et social. C’est ça le clientélisme. Et autant dire que ça joue à plein, à un an des élections municipales !

Nous, nous sommes indépendants, en dehors de tout ça, des stratégies électorales, des élections. Ça dérange. Mais, c’est ça la démocratie, la citoyenneté, le pluralisme aussi ! En tout cas, ni notre association, ni les gilets jaunes se sont rendus à la réunion du député pour faire du rabattage en faveur du grand débat, le cautionner, ou applaudir gentiment le député. C’est justement, au contraire, l’occasion de dénoncer ce type de réunions hypocrites, qui ne servent à rien, dont nous ne voulons plus …

Les gens veulent être entendus, écoutés, ne plus se laisser endormir. Ils n’étaient pas venus pour recevoir des leçons de la part d’un milieu politique qui les a trahit. Que ce soit par rapport à l’Europe (la rengaine de « l’Europe sociale », le refus de prendre en compte le « non » au TCE de 2005, ou par rapport à la politique écologique et sociale, etc). Sans parler des violences policières… Certains de nos collègues de Grenoble proposent un RIC sur les démolitions, ça inspire réflexion. Le mouvement des gilets jaunes montre que la créativité, la modernité démocratique est plutôt dans le camps des citoyens que chez une classe politique tétanisée, figée, hors du temps, qui ne fait rien contre nos problèmes … Cette prétendue « élite » a du mal à accepter l’intervention dans le débat citoyen, de gens qu’ils considèrent comme inférieurs.

APPUII : Pour en revenir à cette réunion publique, que s’est-il passé ?

L’idée, donc, était d’occuper la place, en mode désobéissance civile pacifique. Nous avons organisé une rencontre Gilets Jaunes-Quartiers Populaires au même moment, à la même salle que le grand débat pour le détourner en mode plus participatif. De nombreux gilets jaunes et habitants avaient répondu à notre appel. Difficilement, on a pu faire rentrer un mégaphone et installer une buvette. L’ambiance était tendue. L’attaché du député a fait semblant de vouloir co-animer la réunion avec nous. Le temps d’en discuter entre nous (nous discutions dehors), il s’est mis à commencer la réunion publique. J’ai tenté de prendre le micro mais en vain. Nous avons trouvé un accord pour je puisse m’exprimer juste après le député, puis j’ai donné le micro à un gilet jaune. Mais, l’animateur de la réunion a réussi à récupérer le micro et la réunion a pris son rythme paternaliste et électoraliste. De nouveau des gilets jaunes étaient nombreux a vouloir prendre la parole. Comme il y en avait trop, l’animateur a essayé d’instaurer une règle : un gilet jaune un non gilet jaune. Ce qui ne veut rien dire, ou en tout cas laisse encore l’avantage à la parole des dominants, aux élus, aux militants… Notre objectif était de conduire nous même la réunion pour donner la parole aux gilets jaunes et aux habitants. Il ne s’agissait pas d’instaurer un tribunal révolutionnaire contre la personne du député, mais de favoriser la parole de celles et ceux qui ne la prennent jamais ou d’imposer une vraie écoute sur les problèmes sociaux. Certes, nous n’y sommes pas parvenus. Mais, M FANGET, le député n’a pas pu faire sa comm’ ni avec cette réunion au quartier Saint-Jacques, ni sur le dos des gilets jaunes.

Il n’y a eu aucune menace contre qui que ce soit, contrairement à ce qu’affirme le député dans son post… Ni coups, ni dégradation. Je ré-insiste : c’était un acte de désobéissance civique pacifique. 

APPUII : C’est quoi cette histoire de voiture cassée dont parle le député dans son post ?

Une fois que les gilets jaunes et des habitants ont en eu marre de cette mascarade, nous avons plié la table avec les boissons et nous sommes sortis. La tension était largement retombée. C’était aussi notre souci. Partir sans trop laisser de seum entre les gens. Les uns et les autres discutaient dehors.

Je suis parti avec une amie avant que les partisans du député referment la salle. Des gilets jaunes restés ont constaté qu’une fois la salle fermée, tout le monde s’est quitté cordialement.

Or, le lendemain matin, un médiateur m’a contacté pour m’informer que la voiture du député aurait été cassée et que l’original d’acte d’état-civil de sa mère récemment décédée [le lendemain le quotidien local évoquera le vol de carte de député] avait été volé. Que je devais les rendre ou dénoncer l’auteur … Je suis évidemment tombé des nues. J’ai reçu plusieurs coups de fil de gars du quartier. Certains bienveillants me mettant en garde, d’autres plus menaçants. On affirmait qu’un tel ou un tel me cherchait pour que je restitue la sacoche. Qu’à cause de notre action, notre quartier allait être privé de ceci ou cela… Et, bien sûr, avec des versions différentes, incohérentes.

Restent que la rumeur, le mensonge, la menace, l’intimidation ont été utilisées pour essayer de faire taire un opposant. Cette tradition de nervis dans les quartiers n’est pas nouvelle. Elle est liée au clientélisme, à la persistance d’une mentalité coloniale où l’on place les plus pauvres, les plus dans le besoin, ou des personnes, subissant déjà le racisme, dans la posture humiliante, avilissante, de l’acteur des sales besognes. Sans cadre légal. Tant pis pour le larbin qui se salit les mains finit en prison….. Même si l’affolement est vite retombé, ça créée du doute donc ça salit. Ça divise, aussi. Le stratagème « diviser pour mieux régner » est bien connu. Mais, heureusement, comme je le disais tout à l’heure, les mentalités ont changé. Les gens, les jeunes, s’informent, voyagent, échangent via les réseaux sociaux. De moins en moins d’habitants, de gens, tombent dans le panneau, affirment leur citoyenneté ….

Si cela s’avérerait exact, il est évident que nous condamnons fermement le vandalisme et le vol dans la voiture du député. Mais, comme le fait M FANGET sur Facebook, amalgamer fébrilement celles et ceux qui contestent les politiques gouvernementales à cet acte honteux, à des délinquants, n’élève pas le niveau et laisse planer le doute sur sa volonté de dialogue. Enfermer les gilets jaunes et les habitants de quartier dans la même stigmatisation, dans la même image de barbare, n’est pas un geste d’ouverture et d’apaisement.

On ne règle pas la contestation sociale par le mépris social, le mensonge, l’ostracisme ou la répression ! Nous ne rejetons pas le dialogue, quand il est sincère et constructif. A défaut de véritable développement local sur Saint-Jacques, nous demandons, ainsi et depuis longtemps, une rencontre mensuelle entre les acteurs locaux de politique de la ville, habitants, acteurs institutionnels, député compris.

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APPUII : Peux tu nous parler de la Muraille de Chine et de la rénovation urbaine ?

La démolition de la Muraille de Chine, bâtiment emblématique de la mémoire populaire et de l’immigration clermontoise, a constitué une décision brutale, prise de façon unilatérale et personnelle par le Maire. Les habitants sont laissés à l’écart de la concertation. On les a endormi et on leur a menti sur le « gel des loyers ». In fine, les loyers et les charges augmenteront pour tout le monde, pour les personnes relogées comme pour celles qui restent dans les ilots HLM. Après avoir été question de construire des résidences privées, il est désormais question de construire un parc urbain. Sans vraiment prendre en compte l’avis des gens. Plusieurs habitants nous ont dit avoir subi des incitations à partir du quartier, notamment dans des secteurs périphériques de la métropole. Ensuite, la métropole et LOGIDOME ont choisi d’effectuer les relogements à marche forcée pour éviter toute contestation. Mais, le stock des logements à faible loyer n’est pas extensible. La Muraille était un des secteurs où les loyers étaient les moins chers de Clermont-Ferrand. Donc, malgré la promesse du Maire de « relogement en dentelle », les personnes relogées doivent payer, en moyenne, entre 20 et 100 euros supplémentaires. De plus, cela rallonge l’attente des demandeurs de logement, dans le cadre du droit commun. Ce sont 522 personnes en attente qui se retrouvent tricards devant les bailleurs sociaux ! C’est énorme pour une petite métropole comme la notre. C’est une immense bêtise de ne pas avoir construit avant d’avoir relogé. Cela aurait aussi permis aux habitants relogés de co-construire leur nouvel habitat. Comme si la démarche de l’habitat participatif n’était réservée qu’aux quartiers résidentiels… Cette rénovation urbaine du quartier Saint-Jacques, c’est plus une boboisation du quartier que l’amélioration des conditions de vie. Nous demandons une vraie concertation, dans un sens plus démocratique et plus social. Qu’on reprenne le projet à zéro.

Nous demandons aussi une vraie concertation sur la restructuration d’un îlot, une station-service ESSO, fréquenté par de nombreux jeunes et autour duquel se trouvent des commerces. Avec la complicité de la ville et du comité de quartier, les commerçants ont monté une association « les commerçants du viaduc », pour mener la concertation sur cet îlot, entre eux, entre bons clients blancs de la mairie, déjà installés dans les baux commerciaux du bailleur social. Les commerçants issus du quartier sont relégués dans le privé avec un loyer parfois 7 fois plus élevé. La concertation bidon conduite par la Mairie est (volontairement ?) passée à coté d’une belle occasion de rendre plus humaine, plus utile la rénovation urbaine. Aussi, nous insistons pour que les habitants, notamment les jeunes, gèrent un local. Ensuite, nous voulons une rénovation urbaine, qui favorise le développement social en soutenant l’emploi, les projets socio-économiques portés par les habitants.

Nous demandons aussi le désamiantage, la réhabilitation, même intérieure, des bâtiments des ilots les plus pauvres du quartier. Ils sont laissés à l’abandon. Pour dans 10 ans, nous dire, comme pour la Muraille,  » il y trop d’amiante, trop de cafards, trop de pauvres, donc on rase. Allez voir ailleurs ! On refait votre quartier mais, ce n’est pas pour vous !« . En très peu de temps, ce sont près de 40 % des habitants de la Muraille-Allée des Dômes qui sont déjà partis. Comme dans beaucoup d’autres quartiers, la mixité sociale est un abus de langage, un leurre, pour justifier une épuration sociale du quartier.

APPUII : Quelles sont vos perspectives ?

Nous réfléchissons à un moyen d’honorer la mémoire de la Muraille et de son esprit. Sur le logement, nous soutenons la mobilisation du DAL (Droit Au Logement) 63 contre la fin de la trêve hivernale et avec qui nous montons une association de locataires reconnue (DAL HLM) et ouverte à tout le monde, sans distinction d’âge, de statut social, d’origine. Sur les problèmes de séjour et de détention, nous recherchons des partenaires qui ne versent dans le paternalisme militant. Nous aimerions faire un suivi du travail que nous avons engagé avec les autorités sur l’accueil des étrangers à la préfecture.

Notre soutien aux maraudes de jeunes du quartier, le recueil d’expériences personnelles, fait interroger avec colère sur ces situations d’exclusion par le logement, alors qu’il n’y a pas de crise immobilière à Clermont-Ferrand

Nous continuerons à soutenir les familles de violences policières, notamment leur combat pour la justice et pour la vérité sur la mort de 4 jeunes, lors de leur interpellation, par la police, à Clermont-Ferrand. A l’image de ce que propose le Comité Justice pour Wissam, nous aimerions développer les gestes de « safe attitude » face à la police (ne pas courir, filmer systématiquement avec les portables, lâcher prise en cas de prise d’étranglement, recourir au droit, etc). Nous demandons des hébergements facilement accessibles pour les sortants de prison. Nous continuerons à exiger un service social, réactif, à la hauteur des situations d’urgence, un vrai travail d’insertion par le travail de la mission locale, etc …..

Notre priorité reste la demande de salles gérées par et pour les habitants. Nous sommes en 2019. On ne peut pas mener une opération à la shlag, de façon discriminatoire, en laissant les habitants les plus modestes de côté. Aux côtés de APPUII, nous allons continuer à nous y employer. Mais les pouvoirs publics doivent remettre de l’huile et reprendre le dialogue avec les associations d’habitants. Mais, il est urgent, pour les associations de quartier, de construire un rapport de force national sur la rénovation urbaine. Chacun fait ce qu’il peut dans son coin. Mais, l’ANRU, Action Logement qui financent et déterminent les projets sont des structures nationales, parisiennes.

Nous allons poursuivre notre activité d’éducation populaire, par l’organisation de soirées musicales mixées de débats. Nous avons un projet sur l’histoire du raï. Et ce n’est pas que la musique ! Ce sont des valeurs d’échange, de respect, de tolérance, de progrès social, d’affirmation de soi, de liberté. Gardons la ligne ! C’est ça notre principale réponse au clientélisme.

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Dans le lien qui suit, le post du député Mr Fanget suite à cette réunion publique du 7 Mars : https://www.facebook.com/428643654272212/posts/631501593986416/

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Collectif On est là ! Clermont-Ferrand Quartier Saint-Jacques

06 25 71 24 73 onestlasaintjacques@gmail.com

Page FB : On est la saint-Jacques : onestlasaintjacques.over-blog.com

DAL HLM Saint-Jacques : 09 84 51 11 93

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Vote Citoyen au Franc Moisin !

Depuis 2018, Appuii intervient aux côtés des habitants des Franc Moisin (Saint-Denis). A la demande du conseil citoyen, deux  après-midis d’atelier et de débat ont été organisés avec le conseil citoyen et les habitants du quartier afin de décrypter le projet de rénovation urbaine en cours.

Cette année, l’action se poursuit ! Le conseil citoyen, soutenu par APPUII, organise mardi 5 mars à 18h, un vote citoyen. Les habitants du quartier peuvent s’exprimer sur l’avenir du quartier.

 

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En ce début d’année, l’action de l’association APPUII à Saint Denis se poursuit autour du soutien apporté au conseil citoyen Franc-Moisin, Bel-Air, Stade de France (FM-BA-SF) souhaitant recueillir l’avis des habitants concernés par une éventuelle démolition d’une partie du Bâtiment 13.

Début janvier, le conseil citoyen a organisé un premier temps de débat dans le hall de l’immeuble. L’enjeu était d’informer (pour la première fois!) les habitants des hypothèses de projet proposées par l’unité territoriale de rénovation urbaine (UTRU) Plaine Commune et avec la présence de ces derniers.

Au terme de la réunion, les 30 citoyens présents, approuvent unanimement la nécessité d’exprimer leur avis sur le projet urbain et de faire entendre leur voix auprès des pouvoirs publics locaux.

Le vote s’impose alors comme le principal outil de décision ! Il n’est pas une fin en soi. Il doit être accompagné d’un débat argumenté afin d’assurer une prise de décision éclairée, en prenant en considération toutes les conséquences du projet urbain.

Les habitants se prononceront pour l’une des trois hypothèses de projet proposées :

  • Hypothèse 1: Création d’une rue et démolition de 30 logements.
  • Hypothèse 2: Agrandissement du porche existant et démolition de 3 logements.
  • Hypothèse 3: Aucune des deux.

Pour faciliter la compréhension de chacune de ces interventions, le conseil citoyen et l’association APPUII les explicitent et vulgarisent dans les livrets explicatifs.

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Le vote aura lieu le 05 mars prochain. Il sera précédé d’une réunion publique en présence du délégué au quartier Franc Moisin- Bél Air- Stade de France et des représentants de l’Unité Territoriale de Rénovation Urbaine de Plaine Commune. Les représentants de la collectivité territoriale, qui ont soutenu la démarche dès le départ, s’engagent à suivre la volonté des citoyens.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans les propositions portées par l’association Appuii à travers sa campagne d’interpellation « Justice dans les projets de rénovation  urbaine! » publié en novembre 2018.

Pour restaurer justice et dignité dans les quartiers populaires concernés par des projets urbains ses 4 mesures urgentes restent d’actualité :

1/ l’organisation de référendums citoyens sur la démolition des logements,

2/ la mise en place du Fonds pour une démocratie d’initiative citoyenne, levier pour la co-production urbaine,

3/ une réforme de l’ANRU et des maîtrises d’ouvrage en charge de ces projets,

4/ la nécessaire amélioration des conditions d’habitat.

 

 

Remise du rapport de la CNDP sur la démocratie participative dans les quartiers prioritaires.

Rapport_Conseils Citoyens_Casillo_Rousseaux (2)-1.jpgCinq ans après la création des conseils citoyens[1], le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a sollicité une autorité administrative indépendante, la Commission nationale du débat public (CNDP), pour la réalisation d’un rapport visant à identifier les risques et les freins à la consolidation du rôle des conseils citoyens. Leur existence est reconnue par le ministère comme étant indispensable pour la co-construction des politiques publiques et la mise en lien des habitants avec les structures associatives locales et les institutions.

Cependant, à l’issue du rapport réalisé à la commande du ministère, la CNDP constate un essoufflement de la dynamique générale des conseils citoyens, en grande partie due à un manque d’ambition politique. Elle préconise 10 actions pour relancer ce dispositif et lui rendre effectif le pouvoir que la loi qui les a créés leur conférait théoriquement. L’objectif étant double : d’une part donner les moyens logistiques et financiers souvent manquants aux conseils citoyens pour les missions qui leurs sont confiées et d’autre part reconnaitre officiellement, et pas par un arrêté préfectoral immédiatement caduque, leur rôle de co-constructeurs dans la réalisation des contrats de ville.

Voilà les 10 préconisations proposées en conclusion de ce rapport :

  1. Respecter les règles d’un tirage au sort efficace et centraliser sa mise en place.
  2. Créer de nouveaux droits relevant de l’exercice de la citoyenneté, notamment un droit d’indemnisation, et en informer largement les conseillers citoyens.
  3. Reconnaître une forme juridique nouvelle et propre aux conseils citoyens qui dépasse les contraintes associatives et qui serait une véritable forme de reconnaissance
  4. Mettre en place de manière obligatoire un budget clairement défini et dédié aux conseils citoyens.
  5. Fournir obligatoirement – et dès leur création – aux conseils citoyens un accès libre à un local.
  6. Supprimer l’arrêté préfectoral comme un outil de reconnaissance du conseil citoyen par la République française.
  7. Mettre en cohérence les formations sur le territoire national, mettre en place des formations communes aux différents acteurs.
  8. Réaffirmer l’ouverture de toutes les instances du contrat de ville et y rassembler les conditions pratiques d’un vrai débat.
  9. Conditionner la validation des documents cadres à la signature de tous les acteurs de la démarche, y compris les conseils citoyens : contrats de ville mais également, dans le cas des projets de renouvellement urbain, protocoles de préfiguration et comités d’engagement.
  10. Apporter le soutien financier et le temps nécessaire à la poursuite de l’expérimentation des tables de quartier.

Ce rapport peut avoir un intérêt double : à la fois éclaircir le rôle des conseils citoyens auprès des habitants et des instances décisionnels et aussi mesurer l’ambition du ministère pour les quartiers, par la prise en compte ou non des recommandations du rapport, qu’il a lui-même  sollicité.

[1] Loi du 21 février 2014 de la programmation pour la ville et la cohésion urbaine

Saint Denis centre-ville: Étude des risques d’incendie

Restitution de l’étude des risques d’incendie commandée par le conseil citoyen du centre-ville Saint Denis.

Samedi 19 Janvier a eu lieu la restitution de l’étude des risques d’incendie commandé par le conseil citoyen du centre-ville Saint Denis.* L’association Appuii qui a accompagné ce dernier dans l’élaboration du cahier des charges et les différents temps de restitution y était présente parmi une trentaine d’autres participants. Habitants, membres du conseil citoyen, représentants associatifs (Appuii, DAL, Collectif des Copros…), élus municipaux, ont assisté à cette journée de restitution suivi par un temps de débat et un repas convivial.

Suite à la série d’incendies mortels survenus dans le parc privé ancien du centre-ville entre 2010 et 2016, le conseil citoyen a exprimé la volonté de s’emparer de ce sujet, malheureusement d’actualité, en réalisant une étude qui met en lumière les facteurs sociaux, techniques et urbains à l’origine de ces drames à répétition. Cette proposition avait d’abord été accueillie avec beaucoup de réserves, notamment de la part des services municipaux, mais le résultat final a été salué par l’ensemble des participants à la réunion de restitution. “Cette étude ne prétend pas se substituer au travail engagé par les pouvoirs publics. Elle vise cependant à donner les moyens aux habitants, premiers concernés, de s’emparer du sujet de l’incendie” affirme Jean-Marc, membre du conseil citoyen.

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Karine Meslin, sociologue du GERS a présenté les enjeux et les objectifs de l’étude sans oublier de mentionner le contexte singulier de Saint Denis centre ville: « 30 % du parc privé est jugé potentiellement indigne (3 400 logements sur 11 245 dans le centre-ville), contre 6 % au plan national. » L’analyse de quatre immeubles incendiés entre 2011 et 2016, et la réalisation d’une dizaine d’entretiens avec différents acteurs ont apporté des réponses aux objectifs de l’étude : mettre en exergue ce qui relie les catastrophes, trouver des solutions pour les prévenir (« plus jamais ça » s’exclament les habitants) et gérer la situation de crise qui s’ensuit.

Si les habitants sont incités à adopter les bons gestes et usages de l’espace afin de prévenir tout incendie, ces usages découlent principalement de contraintes liées à la qualité et les conditions de logement. La lutte contre les marchands de sommeil et l’habitat insalubre constituent ainsi des enjeux de premier plan pour la plupart des participants (800 arrêtés d’insalubrité en cours pour la ville de Saint Denis). En réponse à cette problématique, les élus de la ville signalent la mise en place de la Mission Habitat Indigne (MHI), avec 20 agents sur Saint-Denis et du Permis de Louer, appliqué à partir du 1er janvier 2019. Ils rappellent également le décalage important entre des procédures administratives longues (recours des propriétaires au Tribunal d’Instance compétent) et les situations d’urgence auxquelles sont confrontés les habitants. Sur cette même question Marie, représentante du DAL intervient pour rappeler que: « La meilleure manière  d’obtenir des droits est de s’organiser collectivement.»

Les écarts de conception entre associations et pouvoirs publics concernant la gestion de l’urgence ont également été soulignés par Karine Meslin. Les premiers, revendiquant une prise en charge dérogatoire de toutes les victimes (principe d’égalité) et les deuxièmes veillant au traitement similaire de toutes les situations d’urgence que compte la ville (principe d’équité).

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Les propositions n’ont pas manqué de force et de diversité aussi de la part des habitants directement ou indirectement concernés par l’insalubrité présents dans la salle :  la prévention auprès des plus jeunes sur les risques d’incendie à travers des programmes  pédagogiques, la réalisation de plaquettes de prévention adressées aux habitants, la mise en disposition d’un matériel de secours susceptible de sauver des vies avant l’arrivée des secours et enfin la création d’un groupe de travail qui se réunirait régulièrement pour mener un travail à long terme et être en capacité de prévenir et d’anticiper. L’élue de quartier Jakline Pavilla, a répondu favorablement à cette dernière proposition en suggérant des réunions 2 à 3 fois dans l’année pour coordonner les actions et les acteurs.

En conclusion, Agnès Verdurand du conseil citoyen a souligné son rôle de mise en garde continue des habitants en rappelant : « Cette étude n’est pas une fin mais un début. On permet aux gens de se parler et de se coordonner, maintenant il faut du concret, d’où les pistes d’actions proposées ».

Le bilan positif de cette journée, résultat d’une démarche citoyenne réussie peut servir d’exemple pour l’ensemble des conseils citoyens. De l’expertise sur un sujet de leur choix, un budget propre et la capacité de créer du débat entre la ville, les associations locales et les habitants : c’est possible !

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* Cette étude a été réalisée par Karine Meslin, sociologue au sein du bureau d’études GERS (Groupe d’études et de recherches sociales), accompagné par Alain Waless, technicien incendie au sein du bureau d’études techniques BATISS.

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Des nouvelles d’Appuii en 2019

En ce début d’année 2019, l’association APPUII tient à vous adresser ses meilleurs vœux.

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En 2019, Appuii continue de porter des propositions fortes pour restaurer justice et dignité dans les quartiers populaires concernés par des projets urbains. Le texte d’interpellation publié en novembre 2018 et ses 4 mesures urgentes restent d’actualité :

1/ l’organisation de référendums citoyens sur la démolition des logements,

2/ la mise en place du Fonds pour une démocratie d’initiative citoyenne, levier pour la co-production urbaine,

3/ une réforme de l’ANRU et des maîtrises d’ouvrage en charge de ces projets,

4/ la nécessaire amélioration des conditions d’habitat.

Ce texte est à lire et à télécharger ICI

Si vous vous reconnaissez dans les constats et les propositions qu’il porte, soyez-en signataire en tant qu’association ou individu : écrivez à associationappuii@gmail.com

En 2019, les actions engagées par Appuii se poursuivent et de nouvelles sont lancées :

Nous vous invitons à nous rejoindre pour mener tous ces projets à bien. Prochaine rencontre ouverte de l’association :

Jeudi 17 Janvier de 18h30 à 20h

au restaurant-kebab « L’Aristo », (PLAN), métro Mairie des Lilas

Les locataires des Groux à Fresnes font connaître leurs propositions pour le futur quartier !

Mercredi 12 Décembre avait lieu la restitution des ateliers organisés par Renaissance des Groux et Appuii. 90 personnes (locataires, riverains, mairie et bailleur) sont venues y assister. Les locataires qui ont assuré la présentation et lancé le débat autour de leurs propositions, ont bien l’intention que le projet urbain des Groux  ne se fasse pas sans eux !

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Face à une opération de démolition-reconstruction imposée, les locataires sont parvenus à obtenir des garanties quant à leur relogement sur site, une charte sera signée très prochainement. Pour aller au-delà,  Renaissance des Groux et l’association Appuii ont également organisé une série d’ateliers fin octobre avec l’ensemble des habitants pour réfléchir au quartier de demain. De ces ateliers ont émergé des envies, des choix forts, des grandes orientations pour le projet urbain. C’est ce que présente le livret réalisé par Appuii et Renaissance des Groux.

Ce livret est à télécharger ICI !!!

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Ce livret est un support pour de futures négociations entre le bailleur, la Ville et les locataires. Lors de la soirée de restitution, contrairement à une réunion publique classique, ce sont les habitants qui ont présenté les propositions sur chacun de ces thèmes : morphologie, résidentialisation, paysage, cœur de quartier, salle collective, parties communes, logement.

Un débat a suivi avec de nombreuses prises de paroles (locataires, riverains, élus, bailleur). Les échanges se sont prolongés autour de panneaux grand format et en petits groupes, la salle Aimé Césaire se transformant alors en espace forum pour discuter des suites à donner à ce travail conséquent.

Félicitations aux locataires et à l’équipe bénévole d’Appuii, qui se sont démenés pour que ces ateliers et cette restitution voient le jour ! C’est une étape importante de l’engagement de l’association aux côtés des habitants des Groux à Fresnes.

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Centre-ville de Saint-Denis : prévention des risques d’incendie et rénovation souhaitée par les habitants

Lutte contre le logement insalubre et le risque d’incendie, rénovation de la ZAC Basilique : Le conseil citoyen du centre-ville de Saint-Denis et le Collectif de l’îlot 8 se mobilisent pour faire entendre la voix des habitants.

Saint denis centre

Le collectif des habitants de l’îlot 8 de la ZAC Basilique, qui se réunit une fois par mois à la Maison jaune sur la dalle, a mené l’enquête auprès de l’ensemble des locataires : de quelle rénovation veulent-ils ? Les réponses à ce questionnaire (102 réponses sur les 164 familles sollicitées) sont à lire ICI.

Le conseil citoyen prépare quant à lui la restitution publique de l’étude contre les risques d’incendie dans les immeubles anciens du centre-ville, qu’il a commandé avec l’aide d’Appuii.

Cette restitution publique aura lieu le samedi 19 janvier 2019

Dans la déclaration qu’il a préparé pour le dernier comité de pilotage du projet de rénovation urbaine du centre-ville, le conseil citoyen revient sur la lutte contre l’insalubrité et les risques d’incendie, et faire part des attentes des habitants de la ZAC Basilique en matière de rénovation.

Déclaration du Conseil Citoyen du Centre Ville

Nous voulons aborder deux questions:

1) La lutte contre le logement insalubre et le risque d’incendie

            le conseil citoyen a apporté sa pierre à la mesure de ses moyens à la lutte contre le logement insalubre en ayant commandé une étude contre les risques d’incendie dans les immeubles anciens du centre ville. en 2016 nous avons connu une vague d’incendies dramatiques qui ne pouvait pas nous laisser indifférents. Et nous sommes persuadés que d’autres surviendront hélas. Cette étude arrive à sa fin et une restitution publique de ses travaux aura lieu courant janvier 2019. Elle a permis un travail en commun entre les services de la ville et le conseil citoyen qui devrait aboutir, nous l’espérons, sur un plan de lutte et de prévention des incendies, avec informations aux habitants, équipement des immeubles, lieux où seraient stockés du matériel de première urgence… Un groupe de travail ville/Conseil citoyen va être mis en place pour cela.

2) La rénovation de la ZAC Basilique.

Nous arrivons à la fin des discussions sur la rénovation à venir et les dossiers vont être bientôt déposés. Nous avons plusieurs remarques:

  • le projet proposé dépend beaucoup des choix opérés par la RATP d’aménagement de la ligne du tram, de modification des stations. Pourtant la discussion n’a pas eu lieu avec celle ci alors que ses choix vont avoir des conséquences notables pour les habitants du quartier (déplacement et allongement du quai nord de la station Basilique qui va être implantée en plein milieu de la cité Toit et Joie, élargissement du passage des Poulies pour permettre le passage du flot des voyageurs). Comme il n’y a pas eu discussion – négociation avec la RATP devant les habitants, avec les habitants, le projet d’aménagement du quartier apparait du coup largement comme une adaptation aux choix imposés de la RATP. A ce stade de l’élaboration des projets nous demandons que l’implantation des stations de la ligne de tram soit rediscutée publiquement, avec les habitants et intégrée à part entière au projet d’aménagement  NPNRU de la ZAC Basilique.
  • Vous annoncez un travail sur les attributions des logements de l’ilot 8. On entend bien le caractère atypique de ces logements et vous faites état de difficultés à la relocation alors que la rotation y serait importante. Nous ne sommes pas opposés à cette réflexion si tel est le cas, mais nous ne voudrions pas qu’elle soit le moyen d’une modification rampante de la population de ce quartier. Nous tenons en tout cas à ce que ce travail soit transparent et discuté devant les habitants.
  • En ce qui concerne la rénovation des logements de l’ilot 8, le caractère atypique de ceux-ci, du bâti, peut rendre complexe et onéreux celle-ci. Cependant nous tenons à réaffirmer que la priorité doit être donnée aux logements. Les habitants ont exprimé très précisément lors d’une enquête que le collectif de l’ilot 8 a réalisé, les revendications qui portent en priorité sur les fenêtres, les murs, les sols, l’isolation, les pièces humides…

Enfin les habitants qui ont vécu dans ces logements, parce qu’ils sont justement atypiques et qu’il n’y a pas eu de rénovation pendant les trente dernières années, les ont aménagé à leur convenance. Nous sommes demandeur d’une approche fine, au cas par cas des rénovations à faire, respectueuses des parcours des habitants dans ces logements. C’est donc bien une rénovation de qualité qui doit être l’objectif. Nous y veillerons.

Le Conseil Citoyen du Centre Ville, le 4 décembre 2018

Pour en savoir plus : https://cccv93200.wixsite.com/ccstdeniscentreville