Les enfants construisent les Groux… en miniature !

Jeudi 2 Novembre, une dizaine d’enfants se sont regroupés autour de Renaissance des Groux et d’Appuii pour participer à la construction d’une maquette au 100ème de leur quartier.

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Aux alentours de 14h, l’atelier maquette se prépare, du matériel de récupération a été ramené, et un point est fait sur le dimensionnement de la maquette. Puis les enfants arrivent, une dizaine au total, et c’est parti pour un après-midi dans la bonne humeur à construire les immeubles des Groux avec des cartons.

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Les objectifs de la construction d’une maquette des Groux sont simples :

  • Créer un objet physique représentant le quartier, de bonne taille, et réutilisable par la suite,
  • Sensibiliser les enfants par le jeu sur le quartier et son avenir,
  • Laisser les enfants s’exprimer sur leur vision du quartier via des outils qu’ils ont eux-mêmes créés.

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À la fin de l’après-midi, les 5 bâtiments sont finis, les dimensions respectées (1m=1cm) et les enfants ont commencé à dessiner les façades en laissant parler leur imagination. Pour la suite et la fin de la maquette, rendez-vous le mercredi 22 novembre. Venez nombreux pour récréer les espaces publics du quartier et finir les dessins des façades !

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Les 28 et 29 octobre, « Réenchantons le Galion »

Le mouvement citoyen « La révolution est en marche » et l’association « Force citoyenne » d’Aulnay-sous-Bois vous invitent à l’événement « Ré-enchantons le Galion » les samedi 28 et dimanche 29 octobre, qui se tiendra à Aulnay-sous-bois sous le Galion.

« En espérant vous compter parmi nous pour un événement dont nous souhaitons qu’il soit une réussite et un moment de fête, de partage et d’échange pour les Aulnaysiens et tous ceux qui souhaitent se joindre à nous peu importe leur provenance !!!« 

L’association APPUII y participe. Et vous ?

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Extraits du communiqué de presse

« Vous ne le savez pas encore, mais vous allez adorer notre lutte pour sauver le Galion. Le Galion, c’est notre résistance, notre refus d’être cantonnés à des assistés, des sans-voix. Notre refus d’être déresponsabilisés. Notre refus d’être considérés uniquement comme des forces destructrices. Notre souhait d’exprimer notre créativité et montrer que nous sommes une force, que nous pouvons entreprendre ensemble […].

Le Galion, c’est un bâtiment construit dans les années 70. Il est à la fois le symbole des utopies et des promesses de l’époque, quand on rêvait de jours meilleurs, et des désillusions, démissions, marginalisations d’aujourd’hui.

Il a été décidé unilatéralement, dans un grand déni de démocratie, de raser ce bâtiment et de confier un vaste projet immobiliser pour le remplacer au groupe Intermarché. Officiellement, on nous parle de revalorisation, de rénovation. La réalité c’est que ce projet symbolise à lui seul la violence faite aux populations locales de ces quartiers, oubliées de tous et surtout de la République. Les habitants, majoritairement issus de l’immigration, sont purement et simplement exclus du projet […].

Le Galion est un lieu qui appartient au patrimoine de la ville et qui est un pan de l’histoire de ces populations. Il est un lieu historique. Nous voulons le réhabiliter plutôt que de le détruire. Nous entendons déployer un projet social, culturel pour favoriser le mélange, l’échange et sortir autrement du communautarisme. Nous pensons que la rénovation, la revalorisation n’a pas de sens si elle ne se fait pas avec les habitants pour les habitants […]. »

Programme de ces 2 jours

Samedi 28 octobre 2017

De 9h à 12h : Accueil des associations et des collectifs / préparation des stands et scènes pour le stand up

13h30 : Discours d’ouverture et démarrage des stands

14h : Débat autour des compteurs Linky

16h15 : Débat autour des impacts du Grand Paris sur la commune et le département

18h30 : Fermeture des stands

A partir de 19h : Partage autour d’un repas (Sadaqa)

20h30 : Stand up et improvisation

22h : Fin de la journée

Dimanche 29 octobre 2017

9h : Accueil des association et collectifs autour d’un petit déjeuner

10h : Visite culturelle de la ville d’Aulnay

10h15 : Conférence gesticulée

14h30 : Battle de danse

16h30 : Concert

19h : Discours de clôture

Venez nombreux !

Retour sur la manifestation « Vérité pour Yacine » à Aulnay-sous-Bois

Le dimanche 15 octobre 2017, à Aulnay-sous-Bois, une foule se rassemble  devant le Galion, ce grand ensemble promis à la destruction. C’est le début d’une manif’ pas comme les autres, surtout dans la forme qu’elle prendra à travers la ville.

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Pas de déclaration en préfecture, pas de policiers, pas de problèmes. La manifestation de ce 15 Octobre réclame « Justice et Vérité pour Yacine », un jeune homme aulnaysien de 24 ans décédé dans des conditions mystérieuses un mois plus tôt. La famille de la victime et ses nombreux soutiens dénoncent une enquête bâclée et un manque global de considération des quartiers populaires et ses habitants par les institutions, policières et judiciaires dans le cas présent.

Après des discours, un rappel des faits et une présentation de la victime faites par la famille devant l’entrée de l’imposant Galion, la marche commence, elle est entièrement auto-organisée par le comité de soutien à la famille. La famille est devant avec une banderole, elle peut compter sur le soutien et la solidarité qui existe avec d’autres comités de soutien, Assa Traoré les accompagne. Derrière cette tête de cortège, le public est très familial, des jeunes et des moins jeunes composent les 1000 manifestants présents.

Détermination dans les voix, sagesse dans les actes

La marche, non-déclarée et de fait illégale, fait le choix de passer dans tous les quartiers populaires. C’est parti pour un slalom à faible allure à travers ces grands ensembles, quiconque n’est pas d’Aulnay aurait vite fait de se perdre. Dans chaque quartier, la famille et les manifestants exhortent les habitants à rejoindre cette marche pacifique. C’est la première fois qu’une telle manifestation se produit à Aulnay, sous ce format, et toutes les fenêtres s’ouvrent, la curiosité et l’indignation font descendre des gens. La manifestation grossit ses rangs avant de rentrer dans le « Vieux Pays », zone du centre-ville, d’Aulnay-Sud appelé ainsi par les habitants des quartiers populaires.

L’entrée dans cette partie de la ville est crainte par quelques militants locaux qui appellent au calme et à la non-violence s’il y a une quelconque présence policière, c’est le souhait de la famille et il sera respecté. Une vingtaine de personnes auront assuré la sécurité du cortège intergénérationnel tout au long des 3h de marche. La manifestation s’achève au niveau du parking où a été vu Yacine pour la dernière fois, des prises de paroles poignantes ont lieu, puis la manifestation se disperse.

A venir : rendez-vous les 28 et 29 Octobre au Galion

Voir le prochain article sur le rassemblement des 28 et 29 Octobre « Ré-enchantons le Galion ! », à l’occasion duquel l’association APPUII tiendra un stand dans le village associatif.

Retour sur la soirée de lancement de l’exposition « Chronique de la cité des Groux » à Fresnes

Le 14 Octobre restera dans les mémoires aux Groux, à l’occasion du vernissage d’une expo photo, l’association 83ème Avenue avait mis les petits plats dans les grands. Des pleurs, des rires, des colères, la parole était donnée aux habitants pour dire ce qu’ils avaient sur le cœur, pour qu’ils puissent raconter leur cité… Voici le récit de cette journée pas comme les autres

La veille, l’équipe de 83ème Avenue avait déjà installée toute l’exposition photo au milieu du quartier. Environ 70 photos disséminées dans la cité, toutes prises dans les années 1980-1990 par Mathieu Doduc. Les habitants déambulent et vont de panneau en panneaux, émus de revoir certaines têtes, amusés d’en voir d’autres avec 30 ans de moins.

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La journée du 14 a commencé vers 15h, avec des ateliers destinés aux plus jeunes, co-organisés par APPUII et Renaissance des Groux. Que ce soit par le dessin, par des cartes, par des quizz, les enfants étaient invités à parcourir le quartier, et à le raconter, à leur manière.

image 2Sur les coups de 17h30, une musique se fait entendre dans le quartier, c’est le camion d’Oscar, l’ancien marchand de glaces qui revient avec sa sœur aux commandes. L’émotion se fait sentir chez beaucoup d’habitants, des larmes sont versées, c’est le début d’une soirée flashback qui fait plaisir à tous, toutes générations confondues.

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À la tombée de la nuit, l’écran géant installé sur la façade d’un immeuble s’allume. Un court-métrage réalisé par Ibrahim Koudié avec comme acteurs, des habitants des Groux, est diffusé, il traite de la vie dans les quartiers, et des relations tendues entretenues avec la police et l’autorité. Il s’en suit des témoignages vidéos, réalisés dans les Groux, où les habitants racontent leur quartier, leurs bons et mauvais souvenirs, pourquoi ils y sont attachés. C’est le terme de « famille » qui revient le plus souvent : on est une grande famille. Les liens qui unissent les habitants sont bien plus que des relations de voisinage, ce sont des liens parfois « fraternels ». 

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De nombreuses prises de paroles, au micro, ont également émaillés la soirée. Pour s’indigner du manque de considération et de concertation par rapport au futur projet urbain notamment. Cette manifestation fut magnifique, un grand merci aux organisateurs, mais ce n’était pas un enterrement de première classe du quartier, ce doit être le point de départ de futures mobilisations à venir pour que notre voix compte. Les habitants aiment les Groux, nous avons eu la preuve, le futur ne se fera pas sans nous !

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Des félicitations tout particulièrement à Mahye qui s’est démenée pendant des années pour que cet événement voit le jour ! Environ 60 personnes étaient attendues… ce sont 300 personnes qui sont venues, encore bravo !

Les 18, 19 et 20 octobre, Festival – colloque TAMA

TAMA : There are many alternatives / Il y a plein d’alternatives !

APPUII relaye cette initiative de l’Archipel des devenirs, avec la fabrique du politique et l’institut humanités et sciences de paris, université Paris Diderot.

VOIR LE PROGRAMME COMPLET (Fabriquer un monde commun aux exilés et aux citadins ? / Abriter, loger, installer… et après ? / Penser/Produire une architecture décoloniale / Apprendre à vivre dans les ruines du capitalisme / Potentiels et contradictions de l’innovation sociale dans les quartiers populaires : le cas d’une menuiserie solidaire / Travail démocratique et autogestion en Grèce aujourd’hui / L’autonomie aujourd’hui, Réflexions à partir des occupations en cours à Notre Dame des Landes et Bure / Désincarcérer le futur… soit plein d’interventions prometteuses + des expos, des performances et projections) sur ces 3 jours de festival – colloque.

Lieux (voir le programme) :

  • Amphi Buffon / 15 rue hélène Brion, 75013 paris
  • Hall des Grands moulins / 16 rue marguerite duras, 75013 paris
  • Bétonsalon, Centre d’Art et de recherche / 9 esplanade pierre Vidal-naquet, 75013 paris, métro ligne 14 arrêt Bibliothèque François Mitterrand
  • Pavillon des canaux / 39 quai de la Loire, 75019 paris, métro ligne 5 arrêt Laumière ou ligne 7 arrêt Riquet.

« Explorer les alternatives est une tâche de l’université. Une préoccupation à la fois académique et politique nous invite à opposer à l’état d’urgence la durée d’une réflexion collective, et à ancrer la démocratie sur le plan des gestes citoyens plutôt que sur le plan policier.

La doxa selon laquelle cet autre plan est inconsistant s’est installée depuis longtemps sous le nom de TINA. Elle dit qu’il n’y aurait pas d’alternatives aux politiques sécuritaires et austéritaires qui, depuis plusieurs années, font de l’urgence notre unique perspective.

L’université ne pourrait-elle pas être un lieu approprié pour opposer au slogan thatchérien qui transit l’ère actuelle, un autre : There Are Many Alternatives, qui projetterait un avenir depuis les actions présentes ? Un acte qui engage d’autres actes et ouvre la voie d’un agir conflictuel traçant, au sein d’une actualité qui en obstrue les possibles, l’amorce d’un monde commun ? »

Colloque TAMA

Mardi 24 oct. l’actualité des barrios avec Taolinda Bolivar

Le mardi 24 octobre, Centre SUD, le LAVUE et l’École d’architecture de Paris la Villette vous invitent à la rencontre de Taolinda Bolivar, pour une soirée-débat ouverte à tou-te-s.

Teolinda Bolivar est une architecte – urbaniste vénézuélienne qui a fait du projet de reconnaissance sociale des barrios et de leur prise en compte dans la gestion et la planification urbaine un engagement personnel et politique.

Le mardi 24 octobre, elle interviendra sur « l’actualité des barrios au Venezuela » et un débat pourra s’engager avec l’ensemble des participants. La soirée se déroulera de 18h à 20h en salle 112 B, à l’École d’architecture de Paris la Villette, 144 avenue de Flandre Paris 19ème, métro Corentin Cariou ligne 7.

Entrée libre et gratuite, venez nombreux !

« Le pouvoir a toujours eu des difficultés à travailler avec la population. Sous le gouvernement du président Caldeira, nous avons initié une méthode similaire à celle du Brésilien Paolo Freire, c’est-à-dire basée sur la conscientisation. Ce n’était pas dans le programme. Des camarades qui le faisaient déjà en milieu rural nous ont aidés. Nous l’avons initié dans trois quartiers de Caracas et à Barquisimeto, Valencia et Maracaibo. Nous pensions reproduire ce programme dans les grands centres urbains du Venezuela et ensuite dans toutes les villes. »

(Extrait du témoignage recueilli lors de l’Assemblée mondiale des citoyens de Lille en 2001, dans Itinéraires vers le 21ème siècle, éditions Charles Leopold Mayer).

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Incendies et sensibilisation dans le centre-ville de Saint-Denis : répondez à l’appel d’offre lancé par le Conseil citoyen et APPUII !

Suite à plusieurs incendies mortels dans le parc privé ancien et le plus souvent dégradé du centre-ville de Saint-Denis, le Conseil citoyen, soutenu par APPUII, a décidé, grâce à un budget alloué par la Mairie, de lancer une étude sur le risque incendie de plusieurs immeubles de ce quartier et sur les conditions de sensibilisation des différents acteurs.

Cahier des charges téléchargeable ICI.

Cette étude vise à :

  • comprendre le phénomène ;
  • déterminer ce qu’il est possible de faire pour éviter de nouveaux drames ;
  • sensibiliser les différents acteurs du centre-ville de Saint-Denis aux risques existants ainsi qu’aux gestes et comportements à adopter en cas d’incendie ;
  • favoriser le travail d’interpellation de la puissance publique, des bailleurs et des copropriétés par le Conseil citoyen, notamment en assurant un partage des connaissances.

Le Conseil citoyen pilotera l’étude dans l’objectif constant de partager et mettre en débat ce travail avec l’ensemble des partenaires.

Compétences recherchées :

  • sociologiques et techniques (architecte, ingénieur ou technicien du bâtiment), pour pouvoir traiter à la fois les dimensions techniques, sociales et institutionnelles du risque incendie ;
  • habitude de travailler en contact permanent avec les citoyens d’un territoire.

Vous êtes intéressé et souhaitez répondre à cet appel d’offre ?

Faites parvenir une note descriptive de votre proposition au plus tard le 1er novembre 2017

Les réponses sont à adresser à Christine Bellavoine (christine.bellavoine@ville-saint-denis.fr) sociologue, responsable du secteur études locales à la Mairie de Saint-Denis, en mettant APPUII en copie (associationappuii@gmail.com).