Les Groux en action : Visite surprise chez le bailleur !

Jeudi 3 Mai, une délégation composée d’habitant.e.s de la cité, d’élu.e.s de Fresnes et de membres d’Appuii s’est rendue au siège social de Valophis. Le bailleur refusant le dialogue depuis près d’un an, les Groux se sont invités chez lui pour déposer la pétition (qui à recueilli 684 signatures) et exiger des réponses en ce qui concerne l’avenir du quartier et de ses habitant.e.s.

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Communiqué de Renaissance des Groux :

LA PÉTITION A ÉTÉ REMISE EN MAIN PROPRE A MR BOUALI.

91 signatures de locataires et 593 sur le net (684 en tout).

Aujourd’hui nous nous sommes rendus dans les bureaux de Valophis sans rendez-vous car ils ne communiquent plus avec l’association et continuent à vider la cité.

A ce jour :
– aucun projet nous a été présenté.
– aucun calendrier
– pas de retour sur les ateliers urbains (réalisés il y a plus d’un an)
– pas de construction de projet avec les habitants.
– pas de charte signée…
Bien sûr ils nous ont répondus individuellement suite à « des rumeurs » qui circulent sur les réseaux sociaux mais pas à nos courriers… (pourtant nous avons la preuve qu’ils les ont reçus).

Donc une restitution aura lieu fin Juin en espérant que les habitants aient leurs mots à dire sur les plans. Car nous devons le faire ensemble ce projet…
Malheureusement nous n’avons pas évoqué les problèmes actuels sur site par manque de temps.
L’essentiel est que Valophis sache que les habitants des Groux existent.

Nous remercions tous les locataires et élus qui se sont déplacés aujourd’hui.
Le combat continue !!! Le projet ne se fera pas sans nous.

 

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Gros plan sur les Groux #2 [LA VACANCE]

Au delà de déménagements ponctuels, une stratégie mise en œuvre par le bailleur pour vider tout un quartier de ses habitants

Aujourd’hui, focus sur la vacance (déménagement des familles et logements restés vides) dans le quartier des Groux à Fresnes et les outils développés par Appuii pour la mesurer.

Depuis l’annonce en 2015 lors d’une réunion publique de la volonté de démolition totale des Groux, le bailleur vide peu à peu les 200 logements qui composent la cité. Parmi les actions engagées, Appuii et Renaissance des Groux relèvent tous les mois la vacance sur place pour mesurer et comprendre ce qui se passe réellement.

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Représentation visuelle de l’évolution de la vacance aux Groux par cage d’escalier dans le temps (les couleurs claires correspondent à des logements occupées, les couleurs foncées à des logements vides)

À chaque reprise, l’intégralité des cages d’escaliers sont parcourus et le comptage s’effectue en fonction des portes qui ont été blindées (portes anti-squat) qui sont installées directement après un déménagement. Tout est ensuite reporté sur un tableur Excel qui nous permet d’avoir des chiffres précis sur l’occupation des logements et de constater les évolutions dans le temps.

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Extrait du tableau retraçant l’évolution de la vacance aux Groux

De cette étude actuellement menée, 2 constats majeurs s’imposent :

  • La vacance semble organisée par le bailleur : tout un côté de la cité a été vidé (bâtiments L à U) plus rapidement que l’autre (bâtiments A à K). Cet élément laisse entrevoir un possible phasage du projet urbain : en toute logique, les démolitions (et nouvelles constructions) concerneraient d’abord la partie « Albert Thomas » (bâtiments L à U, les moins occupés). Cependant aucune information à ce sujet n’a été communiquée par le bailleur, le projet urbain étant totalement inconnu des locataires.
  • Aujourd’hui de moins en moins de monde déménage, on observe une stagnation des départs depuis 6 mois. Une des hypothèses formulées par Renaissance des Groux est que toutes les personnes qui souhaitaient partir (ou sous la pression) sont partis. Aujourd’hui les départs correspondent davantage au flux normal de mobilité résidentielle. De nombreuses personnes habitent le quartier depuis plusieurs dizaines d’années, ne souhaitent pas déménager et sont conscientes de leurs droits.
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Hall du bâtiment R muré en janvier 2018 par le bailleur, suite au déménagement du dernier locataire de ce bâtiment et sans aucune information préalable

Cet outil nous permet de comprendre dans le détail la stratégie du bailleur : vider le quartier pour « faire place nette » et avoir les mains libres pour construire un nouveau quartier débarrassé de ses actuels habitants. Le traitement individualisé (cas par cas, uniquement sur des questions de relogement, parfois avec mise sous pression) invisibilise ainsi la dynamique collective réellement en œuvre.

Jusqu’ici, le bailleur refusait tout dialogue avec les habitants sur l’avenir du quartier et toute prise en compte de parole collective. Il temps que cela cesse : plutôt que la construction de murs, la reprise du dialogue ! L’association des locataires Renaissance des Groux n’a cessé de le demander et l’attend toujours. A suivre…

« À Nous la ville ! » : Retour sur une semaine d’actions à Lille

Du 26 Mars au 1er Avril avait lieu une semaine d’actions et d’échanges organisée par l’Atelier Populaire d’Urbanisme de Fives (Lille). Des débats, des cantines, des concerts, des projections, une manif, une conférence gesticulée… Le programme était riche et APPUII s’est rendu sur place le samedi et dimanche pour participer à ces mobilisations.

À nous la ville

À l’occasion des 50 ans du droit à la ville de Lefebvre, de la fin de la trêve hivernale et à l’heure de projets de rénovation urbaine contestés sur l’agglomération lilloise, il était temps pour les associations locales et tous celles et ceux intéressé-e-s de près ou de loin par les questions urbaines de se retrouver dans un cadre convivial.

Affiche droit à la ville_Lille_26 mars au 1er avril 2018

Le lancement de cette semaine était donné dès le lundi avec une cantine à prix libre. Mardi et mercredi, place aux projections avec « Pile, permis de démolir », un film dont nous vous parlions il y a quelques temps, et « Pied de Biche », un documentaire sur des espaces autogérées à Dijon. Le jeudi était consacré au lancement de la dernière édition du journal la Brique : « L’erreur est urbaine« , lecture fortement conseillée pour comprendre ce qui se passe actuellement dans la métropole lilloise. Le vendredi, place à une soirée de mobilisation contre les expulsions.

Le samedi, une belle manifestation était organisée conjointement avec d’autres organisations pour réclamer des logements pour tous, spécialement en ce dernier jour de trêve hivernale. Le défilé, animé par une fanfare, a parcouru les principales artères du centre-ville de Lille. Dans la foulée, Espasces Possibles présentait sa conférence gesticulée sur la ville néolibérale d’aujourd’hui et les alternatives possibles pour demain. Cette conférence se nourrit de plus d’un an de voyage à vélo à la découverte d’initiatives locales aux quatre coins de la France. La journée s’est ensuite conclue par une cantine et de supers concerts.

Le dimanche a démarré sous une pluie fine par un voyage dans différents quartiers de Lille. Sur un ton parfois décalé, souvent critique, nous avons traversé les quartiers de Saint-Maurice-Pellevoisin à Fives. Retour ensuite à la Bourse du travail pour un débat plus général sur la rénovation urbaine, ses conséquences et le déni de démocratie qui l’accompagne, en prenant plusieurs exemples de l’agglomération Lilloise : le Pile à Roubaix, la Lionderie à Hem et Fives à Lille.

Le tout était organisé par l’APU.

L’APU, c’est quoi ?

APU comme Atelier Populaire d’Urbanisme. Atelier : un instrument pour travailler ensemble / Populaire : destiné aux habitant-e-s des quartiers populaires / Urbanisme : pour intervenir sur les questions de rénovation urbaine.

L’APU, c’est d’abord une lutte qui démarre en 1973 à l’Alma-Gare à Roubaix. Sont ensuite nés d’autres APU dans les années 1990 à l’initiative d’habitant-e-s des quartiers lillois du Vieux-Lille, de Moulins, de Wazemmes, puis plus récemment, de Fives.

Les APU se retrouvent autour des valeurs de défense des droits des habitant-e-s face aux pratiques abusives dont ils ou elles sont victimes. En s’appuyant sur les valeurs de l’éducation populaire, ils forment, informent, rassemblent les habitant-e-s, construisent des propositions et interpellent l’opinion et les pouvoirs publics sur les questions liées à l’habitat et aux transformations urbaines.

Pour en savoir plus sur l’APU de Fives, voir ICI, et pour les contacter, cliquer LA.

Un débat sur la rénovation urbaine à Roubaix

Ce jeudi (19 avril 2018), l’APU participera avec d’autres (Collectif logement Roubaix, Table de quartier du Pile…) à un débat sur la rénovation urbaine à Roubaix, partir de 18h30 au café Métropolitain (PLAN). Les exigences avancées dans l’invitation ci-dessous – prise en compte des attentes des habitant-e-s des quartiers concernés et respect de leurs droits – font écho à celles portées par APPUII dans la campagne d’interpellation « La rénovation urbaine avec les habitants, ça commence quand ?!« .

Rénovation urbaine à Roubaix

L’expo-photo « Chronique de la cité des Groux » à voir jusqu’au 20 mai à Fresnes

Le jeudi 12 Avril avait lieu le vernissage de l’expo-photo « Chronique des Groux » à la Ferme de Cottinville à Fresnes. Plus d’une centaine de personnes des Groux, de Fresnes et d’ailleurs s’y sont rassemblées. On peut visiter l’exposition jusqu’au 20 Mai, alors n’hésitez pas à vous y rendre pour découvrir ou redécouvrir l’histoire de cette petite cité bien vivante !

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Pendant la soirée, plusieurs prises de parole se sont succédées. A relire ci-dessous, le discours de Maïmouna Kanouté, pierre angulaire de ce projet et de fait, commissaire d’exposition. Bravo à toi Mahye !

Il y a à peu près 30 ans, nous avons reçu un cadeau d’une valeur inestimable… A l’époque, nous n’étions pas conscients. L’acte de cet homme, « Le chinois et son appareil », son geste est aujourd’hui un véritable trésor. Mathieu Do Duc. Notre ami. C’est la Famille comme on dit !! Il avait enfoui notre histoire commune : Une histoire de Fresnes.

Après m’être battue pendant plus de 4 ans pour que ce projet voie le jour, nous pouvons être heureux d’être réunis ce soir. Tous ensemble, avec une pensée pour nos disparus… Merci à toute la famille ! Célébrons, Profitons, souvenons-nous !!!

Tous vos retours positifs, vos encouragements m’ont fait chaud au cœur. Sincèrement, merci !!!

Comme je l’ai déjà dit nous avons un trésor. C’est notre histoire en images ! Notre Famille en images !!

Les Groux c’est un esprit de famille

Les Groux c’est des amitiés, de la fraternité de l’amour et du caractère

Les Groux c’est des bons et des mauvais moments et une expression qui nous appartient, pleine de caractère et de sérénité. Lorsqu’une épreuve de la vie nous frappe, on dit NAN MAIS LAISSE (qui sous-entend que notre caractère, notre force est dans le plus grand des calmes). Nous rétablirons les choses…

Les Groux vont être détruits : NAN MAIS LAISSE !

Personnes ne se souciera du sort des habitants… La famille des Groux, GKZ, Grouklyn ne sera plus si solidaire… Certains partent au combat, et d’autres se préoccupent juste de leur sort…

4 ans pour faire une expo… 30 ans pour reconnaitre le travail de Mathieu … Oui il y a une époque où Mathieu voulait réaliser une exposition ici même, il a été snobé. Ben oui, il venait des Groux cette cité mal vue de la ville. Aujourd’hui nous sommes là avec des Fresnois de tous les côtés. Qui l’eût cru ?

Vous, habitants des Groux, à chaque fois que l’on parle du quartier vous évoquiez le mot « FAMILLE » : où est passé cet esprit de famille ? Le 14 Octobre on s’est promis d’agir puis plus rien… Dans une famille, on doit se serrer les coudes dans les bons et mauvais moments. On se bat ensemble. Lorsque l’idée de faire une expo a pris forme nous ignorions le projet de destruction.

Aux Groux, on nous oublie, on nous fait subir… C’est ça les Groux ?? On subit ?? Seule une minorité vous défend et il n’est pas trop tard.

Mes chers amis, invités de l’extérieur, j’espère que votre venue dans notre quartier vous à donné le sourire, parce que les Groux c’est ça : On se bat avec le sourire !!!

Vous la jeunesse, la relève, 15 ans et demi… Vivez vos rêves, soyez déterminés, créez vos projets et surtout entourez-vous des bonnes personnes…

M E R C I  à tous d’être venus ce soir.

Sans oublier de remercier Anne et son équipe. L’AVARA qui nous soutient depuis le début. Et toutes les personnes qui m’ont soutenue et épaulée durant la réalisation de ce projet. Trop de fois j’ai voulu abandonner et vous m’avez relevée ! Lila, Karima, Radja, Baye, Mam, Nicole, Yasmina, Aissa, Nicole, Nadia, Michel, Aurore, Lauri, Amira, Prudence, Théo, Bassiré, Oumou

Et les deux piliers qui n’habitent pas au Groux et ont boosté le projet comme si c’était le projet de leur quartier : Krys et Chady !!

Merci !

« Chronique de la cité des Groux », exposition participative portée par Maimouna Kanouté de l’association 83ème Avenue et réalisée avec un groupe d’habitants et la collaboration de Mathieu Do-Duc, photographe du quartier de 1988 à 1994

Jusqu’au 20 mai à l’Écomusée Ferme de Cottinville (41 Rue Maurice Tenine 94260 Fresnes / Tel : 01 41 24 32 24), ENTRÉE GRATUITE !

Au nom de la mixité sociale, le Grand Paris se fait machine à exclure

Article du Monde publié par Isabelle Rey-Lefebvre, à partir de situations documentées (l’Haÿ-les-Roses, Gennevilliers, Aubervilliers), de cartes présentant les 68 gares du Grand Paris Express et de témoignages d’habitants des zones directement impactées. 

Image Grand Paris

(source : rapport de l’APUR « Quels logements dans les quartiers de gare du Grand Paris Express ? », sept. 2017)

Extraits

A l’Haÿ-les-Roses

La mauvaise nouvelle est confirmée : leurs trois bâtiments sont voués à la démolition pour faire place à un quartier neuf autour de la future station de métro de la ligne 14. D’ici à 2024, dans le cadre des chantiers engagés pour la construction du Grand Paris, celle-ci les reliera au centre de Paris en vingt minutes. Las ! Ces 200 locataires très modestes n’en profiteront pas. « Cela fait trente ans qu’on attend le métro et on nous chasse. Il est clair que le maire ne veut plus de nous », proteste d’emblée Samira E. […]

« Une façon d’expulser les classes populaires »

Ainsi, au nom de la mixité sociale, on choisit aussi d’exclure les pauvres. Selon une étude réalisée par l’Atelier parisien d’urbanisme en septembre 2017, ils sont nombreux à être concernés puisque 42 des 68 « quartiers de gare » du Grand Paris – c’est-à-dire dans un rayon de 800 mètres alentour – relèvent de la politique de la ville. […]

Aubervilliers

Samuel H. est l’un des trente-trois copropriétaires [en discussion avec la Société du Grand Paris] : « Nous subissons les travaux de la ligne 12, chaque jour, de 6 heures à 22 heures, depuis des années. Nous pensions que ces nuisances seraient balancées par une petite plus-value grâce à l’arrivée du métro au pied de notre immeuble. Aujourd’hui, on nous apprend que la ligne 15 doit ici se croiser avec la 12 et que nous devons partir. La société Segat, mandatée par la Société du Grand Paris, nous exproprie. Nous devions, dans un premier temps, partir en juin 2018, mais avec le report, on ne sait plus. » […]

Lire l’article en entier : EN CLIQUANT ICI

Un avenir pour les mécaniciens de rue ?

Un article publié par Kate Entringer dans le Siné Mensuel n°74 d’avril 2018 présente l’enquête menée par une équipe de sociologues et dirigée par Abou Ndiaye – membre du CA d’APPUII – auprès des mécaniciens de rue. Les résultats de cette enquête ont été présentés publiquement lors de la soirée « Sous les pavés, le carburateur ! » mardi dernier. 

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Introduction

« Dans certaines villes de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, des mécanos installées au pied des immeubles réparent les moteurs fatigués de guimbardes essoufflées, en toute illégalité. Ils rendent service à la population sans concurrencer les garages traditionnels. Un sociologue propose une solution qui pourrait satisfaire tout le monde. Mais les élus rechignent… »

Lire l’article en entier : EN CLIQUANT ICI

Franc Moisin à Saint-Denis : 2 après-midis d’atelier et de débat intense

Les samedis 31 mars et 7 avril 2018, le conseil citoyen Franc-Moisin Bel-Air Stade de France, soutenu par APPUII et plusieurs associations du Franc Moisin, a organisé deux après-midis d’atelier et de débat avec les habitants du quartier autour du projet de rénovation urbaine en cours. Des maquettes, des jeux, des infos, des discussions, des questions, des débats… et du monde. Bravo à tou-te-s pour cette belle réussite !

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Avec ces deux après-midis, le conseil citoyen a souhaité informer l’ensemble des habitants et discuter librement avec eux du projet de rénovation urbaine. Il s’agissait pour lui de se faire connaître et de jouer pleinement son rôle : recueillir les avis, faire entendre la voix des habitants et les porter devant les pouvoirs publics, aux instances de décision.

L’idée était aussi de ne pas reproduire une réunion classique de concertation, mais bien de créer un moment convivial qui favorise les échanges. Le conseil citoyen à fait appel à APPUII pour un soutien dans cette démarche. La phase de préparation de ce double événement a duré plusieurs semaines, lors desquelles l’équipe d’APPUII a aidé les membres du conseil citoyen à clarifier leurs attentes, à décrypter le projet urbain et à consolider des partenariats locaux, notamment avec les associations des Franc Moisin et de Bel Air.

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Les deux après-midis ont été une réussite !

Le 31 mars a été l’occasion de construire avec les habitants de tous âges une grande maquette colorée du quartier. Tous ont ensuite exprimé des avis sur le quartier et ses abords (stade, canal, autoroutes…) et son devenir possible (analyse critique du projet urbain porté par les institutions).

Le 7 avril, des tables de discussion ont permis d’approfondir les débats : ce qui est prévu / ce qui ne va pas / ce qui est souhaitable.  Quel devenir des logements existants et de leurs occupants ? Des nouveaux logements, où et pour qui ? Des nouvelles routes, pour quoi faire ? Les besoins en services de proximité, etc…

Sur les deux événements, une équipe de cinéastes mobilisée par APPUII a mené des mini-interviews des participants. Un « fil de paroles » (paroles libres) a également été mis en place. Des traductions en soninké, en arabe et d’autres langues ont été assurées. Autant de moyens visant à l’inclusion de toutes les personnes concernées par le projet.

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Finalement, environ 80 personnes sont venues nous voir en tout, beaucoup de questions posées et de points de vue exprimés par les habitants, plusieurs informations transmises par le Conseil citoyen et des interrogations qui subsistent…

Le Conseil citoyen va s’atteler à la restitution de ces débats, mais il en ressort déjà quelques éléments très clairs :

  • L’information à propos du projet urbain circule très peu parmi les habitants concernés : la concertation institutionnelle ne fonctionne pas, soit parce que les porteurs institutionnels du projet ne prennent pas le temps du débat, soit parce qu’ils peinent à toucher largement les gens… aussi parce que ces derniers n’ont finalement pas le pouvoir de peser réellement dans la définition des projets et se disent que tout est joué d’avance,
  • Les 4 scénarios proposés par le cabinet Tricot pour l’avenir du cœur du quartier ne sont pas suffisamment concertés avec les habitants et donnent l’illusion d’un choix, qui résultera en fait d’une négociation entre l’ANRU, le bailleur Logirep, Plaine Commune et la ville de St-Denis,
  • Étant donné le nombre de démolitions de logements prévu (de 140, jusqu’à 380 logements selon les scénarios), la plupart des questionnements et inquiétudes des habitants concernent évidemment l’habitat : où vont être relogés ceux dont le logement serait démoli ? Une ouverture du quartier justifie-t-elle d’en écarter une partie des habitants ? Pour quels nouveaux habitants le Franc-Moisin se transforme-t-il ? Pourquoi ne pas s’occuper davantage de l’insalubrité à Bel-Air ?…

A suivre… En attendant :

Un grand merci à tou-te-s celles et ceux sans qui cet événement n’aurait pas été possible !

Merci à tou-te-s les habitant-e-s qui sont venu-e-s et ont pris le temps de discuter,

Merci aux membres du Conseil citoyen qui se sont impliqués dans l’organisation de cet événement (Djangou Traore, François-Xavier Brabant,  Anne Valade, Nadia Iketeah, Souad Osmani, Christian Fiandino, Nadia Ait-Abba, Marcel N’Kakey, Pierre Kafian, Jean-François N’Dong),

Merci à l’équipe d’APPUII mobilisée (Sylvain Adam, Marine Barthe, Agnès Deboulet, Joyce Edorh, Feral Erkol, Nicolas Fonty, Romain Gallart, Romane Juillet, Benjamin Leclercq, Gennie Leyh, Khedidja Mamou, Daniel Rousseaux).

Merci enfin aux membres des associations du quartier qui ont soutenu le Conseil citoyen dans sa démarche, ont partagé avec lui leur connaissance du quartier et de ses habitants, et ont prêté main forte à l’organisation technique de l’événement (association des Femmes de Franc-Moisin, association Canal, association communautaire Santé Bien-être, Franc-Moisin citoyenne, les Enfants du Jeu, l’Amicale des locataires de Franc-Moisin)… Nous espérons que cette collaboration avec le Conseil citoyen se poursuivra afin qu’il puisse encore progresser dans sa capacité à mobiliser les habitants et à s’affirmer dans le débat public.