Dimanche 27 mai 2018, de 10h à 18h : c’est la fête des terres de Gonesse !

Suite à l’annulation de la ZAC de Gonesse par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, l’État a fait appel. Tout n’est donc pas joué et le Collectif Pour le Triangle de Gonesse est toujours mobilisé !

Venez donc nombreux dimanche sur le triangle pour sauver les terres agricoles de Gonesse face au projet de méga-centre commercial et de loisirs et défendre le projet alternatif CARMA ! Au programme : plantations, débats, animations familiales, pique-nique, musique…

Télécharger le TRACT D’APPEL

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Et pour plus d’informations, cliquez ICI.

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Jeudi 24 mai à 19h à la Bottière, Nantes

Ce jeudi 24 mai, invitation du conseil citoyen de la Bottière-Pin sec (Nantes) et de nombreuses associations du quartier pour un débat sur l’espace public et pour un projet alternatif et citoyen : venez nombreu.ses.x !

« Fabriquons le quartier à plusieurs mains avant qu’il ne soit trop tard….
Parce que nous souhaitons un cœur de quartier vivant, avec une véritable place, un espace de rencontres et d’activités, un café, un lieu de restauration, une salle de cinéma polyvalente…

Un projet par les habitants et pour les habitants du quartier de la Bottière-Pin sec : vous êtes les experts de votre quartier, à vous de jouer !

Nous, Conseil Citoyen, habitants et associations du quartier vous invitons à une réunion publique :

Jeudi 24 mai à 19 heures, sur le futur cœur de quartier sur le parking du Centrakor (ancien supermarché Dia rue de la Bottière) »

La Bottière Nantes

Contact : cc.bottierepinsec@libmail.eu

Les 23 et 24 mai à Nanterre : Le droit à la ville vu des quartiers populaires

L’UMR Lavue (Cnrs), Centre SUD/réseau Sud, la Plate-forme globale pour le droit à la ville et l’association APPUII ont le plaisir de vous inviter à leur événement pour la célébration des 50 ans du droit à la ville :

Le droit à la ville vu des quartiers populaires

les 23 Mai 2018 et 24 Mai 2018

à l’Université Paris-Nanterre, salle des conférences, hall du bâtiment B

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En mars 1968, deux mois avant les événements de mai 68, Henri Lefebvre, philosophe et sociologue marxiste, professeur à la faculté de Nanterre, publie son ouvrage phare : « Le Droit à la ville ». Dans le cadre de la célébration des 50 ans de cette œuvre ayant acquis aujourd’hui une audience mondiale, nous proposons un événement au sein même de l’université à partir de laquelle ce droit s’est diffusé.

Inscription gratuite et obligatoire à l’adresse : dalvnanterre@gmail.com

Voir l’affiche de l’événement / Voir le programme de ces 2 jours

Nous espérons vous y voir nombreux !

Les Groux en action : Visite surprise chez le bailleur !

Jeudi 3 Mai, une délégation composée d’habitant.e.s de la cité, d’élu.e.s de Fresnes et de membres d’Appuii s’est rendue au siège social de Valophis. Le bailleur refusant le dialogue depuis près d’un an, les Groux se sont invités chez lui pour déposer la pétition (qui à recueilli 684 signatures) et exiger des réponses en ce qui concerne l’avenir du quartier et de ses habitant.e.s.

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Communiqué de Renaissance des Groux :

LA PÉTITION A ÉTÉ REMISE EN MAIN PROPRE A MR BOUALI.

91 signatures de locataires et 593 sur le net (684 en tout).

Aujourd’hui nous nous sommes rendus dans les bureaux de Valophis sans rendez-vous car ils ne communiquent plus avec l’association et continuent à vider la cité.

A ce jour :
– aucun projet nous a été présenté.
– aucun calendrier
– pas de retour sur les ateliers urbains (réalisés il y a plus d’un an)
– pas de construction de projet avec les habitants.
– pas de charte signée…
Bien sûr ils nous ont répondus individuellement suite à « des rumeurs » qui circulent sur les réseaux sociaux mais pas à nos courriers… (pourtant nous avons la preuve qu’ils les ont reçus).

Donc une restitution aura lieu fin Juin en espérant que les habitants aient leurs mots à dire sur les plans. Car nous devons le faire ensemble ce projet…
Malheureusement nous n’avons pas évoqué les problèmes actuels sur site par manque de temps.
L’essentiel est que Valophis sache que les habitants des Groux existent.

Nous remercions tous les locataires et élus qui se sont déplacés aujourd’hui.
Le combat continue !!! Le projet ne se fera pas sans nous.

 

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Gros plan sur les Groux #2 [LA VACANCE]

Au delà de déménagements ponctuels, une stratégie mise en œuvre par le bailleur pour vider tout un quartier de ses habitants

Aujourd’hui, focus sur la vacance (déménagement des familles et logements restés vides) dans le quartier des Groux à Fresnes et les outils développés par Appuii pour la mesurer.

Depuis l’annonce en 2015 lors d’une réunion publique de la volonté de démolition totale des Groux, le bailleur vide peu à peu les 200 logements qui composent la cité. Parmi les actions engagées, Appuii et Renaissance des Groux relèvent tous les mois la vacance sur place pour mesurer et comprendre ce qui se passe réellement.

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Représentation visuelle de l’évolution de la vacance aux Groux par cage d’escalier dans le temps (les couleurs claires correspondent à des logements occupées, les couleurs foncées à des logements vides)

À chaque reprise, l’intégralité des cages d’escaliers sont parcourus et le comptage s’effectue en fonction des portes qui ont été blindées (portes anti-squat) qui sont installées directement après un déménagement. Tout est ensuite reporté sur un tableur Excel qui nous permet d’avoir des chiffres précis sur l’occupation des logements et de constater les évolutions dans le temps.

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Extrait du tableau retraçant l’évolution de la vacance aux Groux

De cette étude actuellement menée, 2 constats majeurs s’imposent :

  • La vacance semble organisée par le bailleur : tout un côté de la cité a été vidé (bâtiments L à U) plus rapidement que l’autre (bâtiments A à K). Cet élément laisse entrevoir un possible phasage du projet urbain : en toute logique, les démolitions (et nouvelles constructions) concerneraient d’abord la partie « Albert Thomas » (bâtiments L à U, les moins occupés). Cependant aucune information à ce sujet n’a été communiquée par le bailleur, le projet urbain étant totalement inconnu des locataires.
  • Aujourd’hui de moins en moins de monde déménage, on observe une stagnation des départs depuis 6 mois. Une des hypothèses formulées par Renaissance des Groux est que toutes les personnes qui souhaitaient partir (ou sous la pression) sont partis. Aujourd’hui les départs correspondent davantage au flux normal de mobilité résidentielle. De nombreuses personnes habitent le quartier depuis plusieurs dizaines d’années, ne souhaitent pas déménager et sont conscientes de leurs droits.
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Hall du bâtiment R muré en janvier 2018 par le bailleur, suite au déménagement du dernier locataire de ce bâtiment et sans aucune information préalable

Cet outil nous permet de comprendre dans le détail la stratégie du bailleur : vider le quartier pour « faire place nette » et avoir les mains libres pour construire un nouveau quartier débarrassé de ses actuels habitants. Le traitement individualisé (cas par cas, uniquement sur des questions de relogement, parfois avec mise sous pression) invisibilise ainsi la dynamique collective réellement en œuvre.

Jusqu’ici, le bailleur refusait tout dialogue avec les habitants sur l’avenir du quartier et toute prise en compte de parole collective. Il temps que cela cesse : plutôt que la construction de murs, la reprise du dialogue ! L’association des locataires Renaissance des Groux n’a cessé de le demander et l’attend toujours. A suivre…

« À Nous la ville ! » : Retour sur une semaine d’actions à Lille

Du 26 Mars au 1er Avril avait lieu une semaine d’actions et d’échanges organisée par l’Atelier Populaire d’Urbanisme de Fives (Lille). Des débats, des cantines, des concerts, des projections, une manif, une conférence gesticulée… Le programme était riche et APPUII s’est rendu sur place le samedi et dimanche pour participer à ces mobilisations.

À nous la ville

À l’occasion des 50 ans du droit à la ville de Lefebvre, de la fin de la trêve hivernale et à l’heure de projets de rénovation urbaine contestés sur l’agglomération lilloise, il était temps pour les associations locales et tous celles et ceux intéressé-e-s de près ou de loin par les questions urbaines de se retrouver dans un cadre convivial.

Affiche droit à la ville_Lille_26 mars au 1er avril 2018

Le lancement de cette semaine était donné dès le lundi avec une cantine à prix libre. Mardi et mercredi, place aux projections avec « Pile, permis de démolir », un film dont nous vous parlions il y a quelques temps, et « Pied de Biche », un documentaire sur des espaces autogérées à Dijon. Le jeudi était consacré au lancement de la dernière édition du journal la Brique : « L’erreur est urbaine« , lecture fortement conseillée pour comprendre ce qui se passe actuellement dans la métropole lilloise. Le vendredi, place à une soirée de mobilisation contre les expulsions.

Le samedi, une belle manifestation était organisée conjointement avec d’autres organisations pour réclamer des logements pour tous, spécialement en ce dernier jour de trêve hivernale. Le défilé, animé par une fanfare, a parcouru les principales artères du centre-ville de Lille. Dans la foulée, Espasces Possibles présentait sa conférence gesticulée sur la ville néolibérale d’aujourd’hui et les alternatives possibles pour demain. Cette conférence se nourrit de plus d’un an de voyage à vélo à la découverte d’initiatives locales aux quatre coins de la France. La journée s’est ensuite conclue par une cantine et de supers concerts.

Le dimanche a démarré sous une pluie fine par un voyage dans différents quartiers de Lille. Sur un ton parfois décalé, souvent critique, nous avons traversé les quartiers de Saint-Maurice-Pellevoisin à Fives. Retour ensuite à la Bourse du travail pour un débat plus général sur la rénovation urbaine, ses conséquences et le déni de démocratie qui l’accompagne, en prenant plusieurs exemples de l’agglomération Lilloise : le Pile à Roubaix, la Lionderie à Hem et Fives à Lille.

Le tout était organisé par l’APU.

L’APU, c’est quoi ?

APU comme Atelier Populaire d’Urbanisme. Atelier : un instrument pour travailler ensemble / Populaire : destiné aux habitant-e-s des quartiers populaires / Urbanisme : pour intervenir sur les questions de rénovation urbaine.

L’APU, c’est d’abord une lutte qui démarre en 1973 à l’Alma-Gare à Roubaix. Sont ensuite nés d’autres APU dans les années 1990 à l’initiative d’habitant-e-s des quartiers lillois du Vieux-Lille, de Moulins, de Wazemmes, puis plus récemment, de Fives.

Les APU se retrouvent autour des valeurs de défense des droits des habitant-e-s face aux pratiques abusives dont ils ou elles sont victimes. En s’appuyant sur les valeurs de l’éducation populaire, ils forment, informent, rassemblent les habitant-e-s, construisent des propositions et interpellent l’opinion et les pouvoirs publics sur les questions liées à l’habitat et aux transformations urbaines.

Pour en savoir plus sur l’APU de Fives, voir ICI, et pour les contacter, cliquer LA.

Un débat sur la rénovation urbaine à Roubaix

Ce jeudi (19 avril 2018), l’APU participera avec d’autres (Collectif logement Roubaix, Table de quartier du Pile…) à un débat sur la rénovation urbaine à Roubaix, partir de 18h30 au café Métropolitain (PLAN). Les exigences avancées dans l’invitation ci-dessous – prise en compte des attentes des habitant-e-s des quartiers concernés et respect de leurs droits – font écho à celles portées par APPUII dans la campagne d’interpellation « La rénovation urbaine avec les habitants, ça commence quand ?!« .

Rénovation urbaine à Roubaix

L’expo-photo « Chronique de la cité des Groux » à voir jusqu’au 20 mai à Fresnes

Le jeudi 12 Avril avait lieu le vernissage de l’expo-photo « Chronique des Groux » à la Ferme de Cottinville à Fresnes. Plus d’une centaine de personnes des Groux, de Fresnes et d’ailleurs s’y sont rassemblées. On peut visiter l’exposition jusqu’au 20 Mai, alors n’hésitez pas à vous y rendre pour découvrir ou redécouvrir l’histoire de cette petite cité bien vivante !

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Pendant la soirée, plusieurs prises de parole se sont succédées. A relire ci-dessous, le discours de Maïmouna Kanouté, pierre angulaire de ce projet et de fait, commissaire d’exposition. Bravo à toi Mahye !

Il y a à peu près 30 ans, nous avons reçu un cadeau d’une valeur inestimable… A l’époque, nous n’étions pas conscients. L’acte de cet homme, « Le chinois et son appareil », son geste est aujourd’hui un véritable trésor. Mathieu Do Duc. Notre ami. C’est la Famille comme on dit !! Il avait enfoui notre histoire commune : Une histoire de Fresnes.

Après m’être battue pendant plus de 4 ans pour que ce projet voie le jour, nous pouvons être heureux d’être réunis ce soir. Tous ensemble, avec une pensée pour nos disparus… Merci à toute la famille ! Célébrons, Profitons, souvenons-nous !!!

Tous vos retours positifs, vos encouragements m’ont fait chaud au cœur. Sincèrement, merci !!!

Comme je l’ai déjà dit nous avons un trésor. C’est notre histoire en images ! Notre Famille en images !!

Les Groux c’est un esprit de famille

Les Groux c’est des amitiés, de la fraternité de l’amour et du caractère

Les Groux c’est des bons et des mauvais moments et une expression qui nous appartient, pleine de caractère et de sérénité. Lorsqu’une épreuve de la vie nous frappe, on dit NAN MAIS LAISSE (qui sous-entend que notre caractère, notre force est dans le plus grand des calmes). Nous rétablirons les choses…

Les Groux vont être détruits : NAN MAIS LAISSE !

Personnes ne se souciera du sort des habitants… La famille des Groux, GKZ, Grouklyn ne sera plus si solidaire… Certains partent au combat, et d’autres se préoccupent juste de leur sort…

4 ans pour faire une expo… 30 ans pour reconnaitre le travail de Mathieu … Oui il y a une époque où Mathieu voulait réaliser une exposition ici même, il a été snobé. Ben oui, il venait des Groux cette cité mal vue de la ville. Aujourd’hui nous sommes là avec des Fresnois de tous les côtés. Qui l’eût cru ?

Vous, habitants des Groux, à chaque fois que l’on parle du quartier vous évoquiez le mot « FAMILLE » : où est passé cet esprit de famille ? Le 14 Octobre on s’est promis d’agir puis plus rien… Dans une famille, on doit se serrer les coudes dans les bons et mauvais moments. On se bat ensemble. Lorsque l’idée de faire une expo a pris forme nous ignorions le projet de destruction.

Aux Groux, on nous oublie, on nous fait subir… C’est ça les Groux ?? On subit ?? Seule une minorité vous défend et il n’est pas trop tard.

Mes chers amis, invités de l’extérieur, j’espère que votre venue dans notre quartier vous à donné le sourire, parce que les Groux c’est ça : On se bat avec le sourire !!!

Vous la jeunesse, la relève, 15 ans et demi… Vivez vos rêves, soyez déterminés, créez vos projets et surtout entourez-vous des bonnes personnes…

M E R C I  à tous d’être venus ce soir.

Sans oublier de remercier Anne et son équipe. L’AVARA qui nous soutient depuis le début. Et toutes les personnes qui m’ont soutenue et épaulée durant la réalisation de ce projet. Trop de fois j’ai voulu abandonner et vous m’avez relevée ! Lila, Karima, Radja, Baye, Mam, Nicole, Yasmina, Aissa, Nicole, Nadia, Michel, Aurore, Lauri, Amira, Prudence, Théo, Bassiré, Oumou

Et les deux piliers qui n’habitent pas au Groux et ont boosté le projet comme si c’était le projet de leur quartier : Krys et Chady !!

Merci !

« Chronique de la cité des Groux », exposition participative portée par Maimouna Kanouté de l’association 83ème Avenue et réalisée avec un groupe d’habitants et la collaboration de Mathieu Do-Duc, photographe du quartier de 1988 à 1994

Jusqu’au 20 mai à l’Écomusée Ferme de Cottinville (41 Rue Maurice Tenine 94260 Fresnes / Tel : 01 41 24 32 24), ENTRÉE GRATUITE !