Pendant le confinement, continuer à construire une ville plus juste et solidaire

APPUII reste mobilisée pendant la période de confinement. Nous publierons régulièrement des articles pour donner à voir les initiatives qui se maintiennent et s’organisent pour construire une ville plus juste et solidaire.

Comme vous tous et toutes, APPUII se trouve aussi en situation de confinement. La sidération passée et le confinement organisé, on change progressivement nos méthodes de travail. On fait ce qu’on a habituellement moins le temps de faire. On remet à jour nos bases de données. On fait tout le travail administratif. Mais on essaie aussi de continuer à notre manière à soutenir et à donner à voir les démarches pour créer une ville plus juste et solidaire, même en période épidémique. Les réseaux de solidarités, déjà fortement existants dans les quartiers populaires dans lesquels nous intervenons, s’avèrent définitivement indispensables pour faire face aux défaillances de l’État, en particulier en ces temps de crises qui renforcent les inégalités.  À St-Denis, dans le quartier Franc-Moisin, les maraudes des associations locales continuent pour venir en aide aux personnes les plus démunies. À Trappes, l’ADLT (association des locataires de Trappes) continue le soutien des locataires face aux défaillances du bailleur. Aux Groux, à Fresnes, les plus jeunes du quartier se sont organisés pour venir en aide aux personnes âgées. Ces quelques exemples mettent en lumière l’importance et la force des mobilisations citoyennes.

Par ailleurs, des réseaux nationaux et européens se mobilisent également pour faire face à cette crise sanitaire. Le DAL-HLM, avec d’autres, milite pour la réquisition des logements vides pour mettre à l’abri l’ensemble des personnes sans hébergement, mais également pour la suspension des loyers du logement social pendant toute la durée de l’épidémie comme cela a été fait à Lisbonne.

Pendant, cette période, on publiera régulièrement des témoignages ou des initiatives qui nous semblent répondre à la volonté de construire une ville plus juste et solidaire.

Si vous souhaitez nous partager vos actions n’hésitez pas à nous envoyer un mail à associationappuii@gmail.com.

Franc-Moisin (Saint-Denis – 93) : Les habitants invitent les élus et les bailleurs à négocier un relogement fait avec eux

Le collectif d’habitant.e.s de Franc Moisin et le conseil citoyen de Franc-Moisin Bel Air Stade de France ont organisé une réunion publique avec la Mairie de Saint-Denis, Plaine Commune et les bailleurs PCH et LOGIREP pour discuter du processus de relogement auquel les habitant.e.s sont confronté.e.s.

Le conseil citoyen Franc-Moisin Bel Air Stade de France a engagé avec le soutien d’Appuii une étude sur le processus de relogement dans le cadre du Projet de Rénovation Urbaine du quartier. Deux ateliers de travail ont eu lieu, en partenariat avec l’Université de Nanterre, au cours desquels les revendications des habitant.e.s quant à leurs droits dans le processus de relogement ont été travaillées. Malgré la promesse d’une déclinaison locale de la charte de relogement intercommunale (applicable à l’ensemble du territoire de Plaine Commune et à l’ensemble des bailleurs), le processus de relogement a été engagé pour une partie des locataires du Franc-Moisin, dépendant de PCH, sans que celle-ci soit signée.

Face à cette situation, le Collectif des habitants du Franc-Moisin, les amicales de locataires PCH et de LOGIREP, les associations de locataires ont convoqué une réunion publique avec le soutien d’Appuii. Jeudi 5 mars 2020 à la médiathèque Ulysse du Franc-Moisin, les habitant.e.s ont donc pu entamer un processus long de négociation des conditions de leur relogement. Dans un premier temps, les habitant.e.s ont présenté les conditions indispensables à la négociation de la déclinaison locale de la charte de relogement. Les bailleurs et élus ont pu répondre à ces propositions, sans qu’il n’y ait toujours d’accord. Dans un second temps, les étudiant.e.s de Nanterre travaillant aux côtés d’APPUII ont restitué une première étape du travail de contre-expertise, soulevant différentes zones d’ombre et questionnements existants du côté des habitant.e.s concernant le processus de relogement tel qu’il a été engagé.

La réunion s’est conclue par un moment de questions ouvertes à l’ensemble de la salle, adressées aux bailleurs et aux élus. Les habitants exigent plus de clarté et de transparence de la part des responsables. Prochainement, le collectif et le conseil citoyen se réunissent pour faire le point sur cette réunion. Ils reviendront vers les acteurs institutionnels concernés pour proposer les modalités de la suite de travail.

Le compte rendu des discussions sont disponibles ici et la présentation réalisée restituant le travail de contre-expertise est disponible .

Samedi 7 Mars, rendez-vous à Bagnolet à la Bergerie des Malassis

Le quartier des Malassis à Bagnolet a été bouleversé ces dix dernières années par un projet ANRU. Aujourd’hui il est de nouveau concerné par un projet de rénovation urbaine dans le cadre du NPNRU. Pour continuer à discuter de transformations qui ne sont trop souvent que présentées aux habitants, la Bergerie des Malassis propose « Une journée constructive d’action, de réflexion et de fête.

Cela fait bientôt neuf ans qu’est née la Bergerie des Malassis, à peu près en même temps que le premier projet de rénovation urbaine voyait le jour sur le quartier. La Bergerie des Malassis est une petite ferme à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis où chèvres, moutons, poules et habitant.es de tous âges du quartier du plateau des Malassis se côtoient. C’est un lieu associatif ouvert, où l’on discute autant, si ce n’est plus, d’urbanisme et de la vie du quartier que de chèvres.

La Bergerie des Malassis, c’est une association du quotidien dans le quartier mais aussi des actions et des luttes pour permettre une qualité de vie agréable et une démocratie locale digne de ce nom. Reporterre avait réalisé un beau reportage que vous pouvez retrouver ICI.

Le samedi 7 Mars, la Bergerie des Malassis, avec le soutien d’Appuii, propose à tou.te.s les curieux.ses de rassembler le temps d’une journée constructive. Cette initiative part de deux constats :

  • Si l’importance de la Bergerie n’est plus à démontrer dans le quartier d’un point de vue social ou environnemental, sa précarité (statut d’occupation notamment) est elle plus préoccupante.
  • Alors que les travaux de l’ANRU 1 n’ont pas fini de défigurer le quartier malgré des oppositions, l’ANRU 2 est également en train de se lancer, et il est nécessaire d’exiger des méthodes de fabrication du projet qui prennent mieux en compte les avis et les intérêts des habitants.

Cette journée sera décomposée en trois temps distincts :

  • De 14h à 17h, un atelier de construction surprise aura pour objectif de transformer un large trottoir en une place. Quelques planches et de l’huile de coude, et c’est une rue qui peut se transformer !
  • De 17h30 à 19h, retour à la Bergerie pour un débat sans tête d’affiches mais avec le plus grand nombre, sans consensus mais avec respect. Le quartier se transforme toujours un peu plus, il faut ouvrir des espaces de débat pour parler
  • Pour la fin de la soirée, nous vous proposons de rester à la Bergerie autour d’un concert Tarantella avec Tonino Cavallo, Gabriele et Dan. Parce que partager des moments conviviaux fait aussi partie de l’ADN de la Bergerie.

Douarnenez : le collectif droit à la ville Dz présente publiquement sa recherche-action

Lundi 17 février, au Port-Musée de Douarnenez, le collectif Droit à la ville Dz présentait sa recherche-action portant sur les processus de « touristification » de la ville. Comptant près d’une centaine de personnes, la soirée a permis de revenir sur le sens de cette démarche et proposer au public de s’y associer. Deux autres collectifs, de Groix et de St-Malo, ont également témoigné des problématiques proches qu’ils rencontrent sur leur territoire.

Présentation de la recherche action – photo APPUII

Objectiver et agir sur les processus de « touristification »

La soirée a duré un peu plus de deux heures. La première heure était dédiée spécifiquement à la présentation de la recherche-action. Ce collectif, composé d’une dizaine d’habitants du centre-ville de Douarnenez, est une émanation de Douarnenez 2050. Sa volonté est de reprendre de la capacité à décider collectivement sans attendre les différentes échéances électorales.

La recherche-action vise donc à objectiver et à agir sur les difficultés de logements auxquelles les habitants font face. En effet, il y a le sentiment que le développement touristique se fait au détriment des habitants à travers un appauvrissement de l’offre de logements abordables[1] et de qualité, mais également par le développement d’une offre de services ne répondant pas nécessairement aux usages locaux.

Après un premier état des lieux du logement sur la ville, réalisé à partir d’études statistiques et d’entretiens avec différents acteurs institutionnels, le collectif constate un véritable paradoxe. La ville est en déclin, elle perd régulièrement ses habitants, alors même que les prix de l’immobilier augmentent rapidement (+10% – 15% par an). Les phénomènes observés ne sont pas nouveaux, mais ils se renforcent actuellement par la mise en tourisme de Douarnenez et du renforcement de l’attractivité de la côte finistérienne dans un contexte de changement climatique.

La démarche vise à articuler des échelles géographiques distinctes, en inscrivant les transformations de Douarnenez dans des phénomènes plus globaux (économie et changement climatique).  Il s’agit également d’articuler le temps court de la vie quotidienne et le temps long historique. Outre l’observation des phénomènes en tant que tels, l’enjeu est d’étudier les outils juridiques et institutionnels existants, mais aussi les formes d’organisations collectives et les pratiques non institutionnelles pour envisager des solutions et des pistes d’actions. L’analyse se focalise particulièrement sur le centre-ville de Douarnenez, mais sera mise en perspective avec d’autres quartiers de la ville. Par ailleurs, à travers la rencontre d’autres acteurs engagés dans des territoires aux problématiques proches en Bretagne, en France, mais aussi à l’échelle européenne, l’ambition sera d’identifier les particularités et généralités des évolutions de Douarnenez.

Dans cette dernière perspective, deux collectifs de l’Ile de Groix, située au large de Lorient et de St-Malo, témoignent pendant cette soirée des difficultés auxquelles leurs villes sont confrontées.

Groix, St-Malo,… des processus qui touchent une grande partie de la côte bretonne

À Groix, plus de 50% des résidences sont secondaires dans une île où les possibilités de construction sont difficiles. Depuis quelques mois, des habitants de l’île se regroupent pour trouver des solutions face aux difficultés qu’ils ont à se loger. En effet, face à la saisonnalité, ils doivent régulièrement changer de logements pour laisser place aux touristes. Les insulaires se retrouvent par ailleurs souvent dans des logements insalubres. Leur ambition : faire du logement une véritable question qui n’est aujourd’hui pas inscrite au débat public.

À St-Malo, le collectif « St-Malo j’y vis, j’y reste » se compose de 50-60 personnes dont quelques hôteliers. Il se mobilise contre la mise en tourisme de St-Malo, notamment en luttant contre les dérives d’Airbnb. En effet, 10% des logements sont loués sur la plateforme et les prix de l’immobilier flambent avec une augmentation de plus de 20%.  St-Malo perd ses habitants et il devient difficile de trouver du logement à l’année. Le collectif souhaite interpeller les candidats aux élections municipales, mais également les touristes et les investisseurs sur les formes de tourisme souhaitées.

Ces mobilisations confirment des tendances de mise en tourisme observables dans d’autres territoires portuaires (ex de Sète). Les processus de gentrification que l’on considère souvent uniquement dans les pôles urbains touchent aujourd’hui des villes moyennes et rurales. Ces nouvelles problématiques doivent être comprises précisément pour y faire face. C’est tout l’enjeu de la recherche menée par le collectif Droit à la ville DZ.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le projet : droitalavilledz@gmail.com


[1] Certaines personnes notent une augmentation de 100 à 200 euros de loyers ces dernières années.

Cartographie des luttes urbaines : dépasser le numérique pour construire des solidarités.

La rénovation urbaine en France ou l’éviction des pauvres de la ville

Le gouvernement français mène depuis le début des années 2000 une politique massive de rénovation urbaine dans les quartiers populaires de grands ensembles principalement.

Le diagnostic sur lequel se base cette politique est celui de la stigmatisation des quartiers, et donc de leur manque d’attractivité qui conduit à la concentration de désavantages sociaux. Dès lors, plutôt que d’agir sur les conditions sociales de ces habitants, cette politique vise à effacer les symboles qui font de ces quartiers stigmatisés (tours, logements sociaux, commerces ethniques) pour y attirer des classes moyennes (l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine conditionne ainsi ses financements à la démolition des barres de logements sociaux). La « mixité sociale » mise en avant correspond ainsi à une politique de dispersion des plus pauvres dans d’autres quartiers environnants et de reconversion d’une partie du parc de logements sociaux en logements en accession à la propriété.

Par ailleurs, si l’objectif de « co-construction » des projets urbains y est affiché, les projets de rénovation exclus structurellement les habitants des instances de définition des projets. Dans ce contexte, la question de l’exclusion physique et symbolique de certaines populations, dans la ville, mais aussi des processus de décision qui concernent directement leur vie, se pose de manière crue.

C’est dans ce contexte qu’a émergé au sein d’APPUII, une association de soutien aux collectifs d’habitants en lutte contre les projets urbains non concertés, la volonté de mettre en réseau des luttes locales, souvent invisibilisées ou dispersées, notamment grâce à une cartographie (image 1).

Image 1: carte en ligne “La ville à tou.te.s !” https://lavilleatoutes.gogocarto.fr/

Les différents objectifs de la cartographie pour le réseau d’APPUII et ses différentes déclinaisons: 

Une cartographie de réseau peut avoir en effet 3 objectifs : rendre visible le réseau, être une interface pour échanger des savoir-faire et créer des liens et enfin être une plateforme/ plateau de jeu pour organiser stratégiquement des actions collectives.

Rendre visible: ce premier objectif est le plus basique et semble être rempli avec la carte en ligne grâce à l’interface open source Gogocarto très ergonomique et une classification que nous avons mis en place, à la fois simple (4 grandes catégories) et détaillée (nombreuses étiquettes qui permettent une recherche fine). Voir image 2.

Image 2 : à l’aide du menu de gauche, on peut filtrer la navigation (exemple ici: les mobilisations en IDF liées à la rénovation urbaine)

Interface d’échanges : quand cela est possible nous interviewons les activistes de certaines mobilisations et mettons en lien via la carte une courte présentation audio (carte_son) ; les outils qu’ils ou elles développent sont aussi rassemblés selon différentes thématiques qui permettent de filtrer la navigation sur la carte et d’accéder à une description de ces outils. (image 4)

Image 3 : on peut aussi naviguer au travers de différents outils (exemple ici, l’outil “table de quartier” pointe vers différents acteurs ou mobilisations ; quand on clique sur l’un sa fiche détail s’affiche avec un lien vers l’outil en question et des informations détaillées)

Enfin nous développons un kit atelier qui permet lors de fêtes de quartier de montrer une version papier de la carte locale et de l’alimenter des contributions des participants. La carte devient alors une interface physique d’échanges, et non plus seulement numérique (image 4).

Image 4 : Mode d’emploi d’un atelier cartographique organisé à Saint-Denis et photos d’un autre organisé à Saint-Quentin (Coignières).

Plateforme d’actions collectives : 

– À l’échelle nationale on peut appuyer des interpellations collectives avec un visuel géographique des organisations signataires de l’appel ; 

– À l’échelle locale nous expérimentons actuellement autour de la ville Saint-Denis le projet carte_affiche (image 5). 

On construit d’abord collectivement une carte « base de données » qui identifie à Saint-Denis, avec un certain nombre de données chiffrées, les mobilisations en cours  et les secteurs urbains à fort enjeu sur lesquels elles se mobilisent (opérations de rénovation urbaine ou importantes transformations à venir dues soit aux JO soit au nouveau métro du Grand Paris). 

Image 5: carte_affiche axé sur le logement social à Saint Denis avec les parties de la ville affectées et les collectifs mobilisés.

Puis à partir de cette base on va produire une série de carte_affiches sur différents thèmes (exemple ici sur le logement social) qui à la fois rendent visible aux habitant.es les secteurs à  enjeu et les associations mobilisées, renforcent les liens entre ces associations derrière un message collectif et enfin interpellent la commune et les autres autorités sur leur action locale et son manque de transparence et de co-construction avec les citoyen.ne.s.

Faire atterrir la carte numérique

Au delà de son aspect de visibilisation des luttes locales, la cartographie a permis plusieurs avancées:

Au sein d’APPUII, le travail sur la cartographie a permis de discuter et de retravailler cette question de consolidation du réseau et des formes de médiation qu’il implique. La carte numérique n’est pas un outil magique mais nécessite d’être utilisée pour jouer un rôle quelconque de mise en relation des mobilisations entre elles. La carte a ainsi permis de mettre en lumière l’important travail de communication et d’activation que nécessite la mise en réseau, a permis de soulever la nécessité des temps d’échange pour avoir une forme de réflexivité sur nos actions, en dehors des phases intenses et chronophages de terrain. 

La carte s’est avérée en outre être un outil pour produire d’autres dispositifs (carte son, carte affiche), ou pour appuyer des actions en cours telles que la campagne d’interpellation des pouvoirs publics menée par Appuii et d’autres collectifs autour de la question de la participation des habitants aux projets urbains qui les concernent.

Mais ces tentatives pour faire en sorte que la carte numérique “atterrisse sur le terrain” et soit directement utile pour créer des solidarités locales voire impulser des actions, sont le résultat de tâtonnements, et d’une importante quantité de travail collectif qui bat en brèche les mythes autour des outils numériques comme opérateurs quasi magiques de convergences entre les luttes et les militants. L’outil numérique reste évidemment très utile mais il doit impérativement s’articuler avec des ateliers et rencontres physiques. C’est seulement à cette condition que des cartographies intersectionnelles sont en capacité de soutenir la construction de solidarités entre des mobilisations spatialement ou thématiquement dispersées.

Réunion des bénévoles : mercredi 19 février 2020

Vous êtes intéressés par l’association APPUII ? Vous souhaitez en savoir plus ou vous engager bénévolement ? On vous propose de se rencontrer Mercredi 19 février, entre 18h et 20h au bar «Le monde de Léa» au 7 rue de l’Olive – Métro Marx Dormoy.

Haussonville (Nancy) : Les habitants restent mobilisés alors que les arguments contre la démolition de leur quartier s’effritent

Fin janvier, lors d’une visite dans le quartier à la demande des habitants, une architecte confirmait que les fissures des maisons étaient dans leur grande majorité sans danger et ne justifiait en aucun cas leur démolition. Les habitants interpellent leur députée et demande la réalisation d’une contre-expertise indépendante.

source : archives municipales

Depuis 2016, la cité ouvrière d’Haussonville (construite dans les années 1920) doit être démolie dans le cadre d’un projet de renouvellement urbain. De nouvelles constructions doivent être érigées en lieu et place de leurs maisons. Justifié par le bailleur pour cause de sol argileux et de risque d’effondrement, le projet ne convainc pas les habitants.

Depuis plusieurs mois, un collectif s’est monté et interpelle le bailleur et les différents élus sur l’avenir de leur quartier. Madame Carole Grandjean, Députée de Meurthe-et-Moselle, a ainsi questionné le maire de Nancy au sujet du projet. Loin de répondre aux questionnements des habitants, elle répète alors les mêmes arguments portés par la mairie. Sa réponse est disponible ci-dessous.

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En parallèle, avec le soutien d’APPUII, le collectif a invité une architecte à visiter les maisons afin d’avoir un avis professionnel. Elle confirme l’absence de risque d’effondrement de la très grande majorité des maisons concernées par la démolition.

Le collectif des habitants d’Haussonville revendique ainsi la réalisation d’une contre-expertise indépendante concernant le risque d’effondrement véritable de leurs maisons. C’est en ce sens qu’ils ont répondu à Madame La Députée Carole Grandjean. La réponse est disponible ci-dessous.

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Les arguments fallacieux justifiant la démolition de logements (sociaux ou non) encore en bons états, sont aujourd’hui encore plus inacceptables dans un contexte de changement climatique et de renforcement des inégalités sociales. À ce titre, l’association APPUII défend la généralisation des financements de contre-expertise citoyenne dans le cadre des projets urbains : le 1% citoyenneté. 1% du budget hors-taxe des projets sera dédié au financement de contre-expertises.

Pour contacter le collectif d’Haussonville ou APPUII : 54therese@gmail.com ou associationappuii@gmail.com